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Rohingyas: le Myanmar et le Bangladesh s'entendent

Myanmar's Home Affairs Minister Gen. Kyaw Swe, left, and Bangladesh's Home Affairs Minister Asaduzzaman Khan, right, shake hadns during their Memorandum of Understanding between both governments at the Home Ministry in Naypyitaw, Myanmar, Tuesday, Oct. 24, 2017. Myanmarese and Bangladeshi officials met in Naypyidaw on Tuesday to discuss plans to repatriate hundreds of thousands of Rohingya Muslim refugees who fled to Bangladesh after violence erupted in Rakhine state last August. (AP Photo/Aung Shine Oo) Photo: The Associated Press

NAYPYITAW,, Myanmar — Des représentants du Myanmar et du Bangladesh se sont entendus mardi pour mettre fin à l’exode des Rohingyas vers le Bangladesh et permettre le retour des réfugiés.

Les deux camps étaient réunis à Naypyitaw, la capitale birmane, pour discuter d’une crise qui a vu plus de 600 000 Rohingyas fuir vers le Bangladesh pour échapper à la violence dont ils sont victimes dans l’État du Rakhine, dans le nord du Myanmar.

«Le Myanmar affirme son engagement de freiner immédiatement l’exode de ses résidants vers le Bangladesh, pour rétablir la normalité dans le Rakhine et permettre au résidants déplacés du Myanmar de revenir du Bangladesh au plus tôt», ont déclaré les deux parties dans une déclaration commune.

Le Myanmar affirme avoir lancé des opérations de sécurité dans le Rakhine quand les forces birmanes ont été attaquées par des insurgés rohingyas, de l’Armée du salut des Rohingyas de l’Arakan (ARSA). L’ONU et plusieurs autres organisations internationales ont qualifié l’intervention de disproportionnée.

La déclaration commune indique que l’ARSA est considérée comme une «organisation terroriste» par le Myanmar, qui a demandé au Bangladesh de lui remettre tout suspect qui pourrait avoir fui sur son territoire.

Le Bangladesh a promis de collaborer avec son voisin dans la lutte aux insurgés, aux militants et aux terroristes.

Plus tôt ce mois-ci, les deux parties s’étaient entendues pour mettre en place un groupe de travail sur le processus de rapatriement.

La majorité bouddhiste du Myanmar nie que les Rohingyas musulmans soient une minorité ethnique distincte. Ils sont considérés par plusieurs comme des migrants illégaux du Bangladesh alors que plusieurs familles vivent au Myanmar depuis plusieurs générations.

L’administration Trump serait par ailleurs en train de préparer une déclaration qui décrira les actions de Myanmar comme du «nettoyage ethnique». Ce serait la première fois que les États-Unis utiliseraient cette terminologie.

Le secrétaire d’État Rex Tillerson pourrait recevoir cette recommandation dès cette semaine, selon des personnes bien au fait du dossier. Si M. Tillerson accepte d’utiliser ce terme, cela accroîtrait la pression sur le gouvernement pour qu’il impose d’autres sanctions au Myanmar.

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