Retrait du président du Kurdistan irakien
BAGDAD — Des affrontements ont éclaté devant l’édifice du Parlement à Erbil, en Irak, après que le président de la région kurde autonome, Masoud Barzani, eut dissous ses pouvoirs de président, dimanche, un peu plus d’un mois après un référendum controversé sur l’indépendance.
Une équipe de l’Associated Press a vu des dizaines de manifestants prenant d’assaut l’édifice, et s’en prenant à des législateurs et des journalistes, alors que M. Barzani s’adressait à la région kurde dans son premier discours télévisé depuis les violences ayant suivi le référendum.
Le leader kurde de longue date a blâmé le gouvernement central à Bagdad pour la crise régionale ayant suivi le vote sur l’indépendance.
M. Barzani a soutenu que Bagdad avait utilisé le référendum comme une excuse, disant que leurs «mauvaises intentions» étaient très claires depuis longtemps.
Il a souligné que sans les combattants kurdes, l’armée irakienne n’aurait jamais été en mesure d’enlever la ville de Mossoul des mains de Daech (le groupe armé État islamique).
«Nous aurions cru que la communauté internationale aurait récompensé les peshmerga (combattants kurdes) et la population du Kurdistan en retour. Qu’elle aurait honoré le sang des martyrs», a déclaré M. Barzani.
M. Barzani a demandé au Parlement de partager ses pouvoirs présidentiels entre le premier ministre kurde, les membres du Parlement et le bras judiciaire.
L’élection présidentielle kurde devant se tenir en novembre a été reportée à un moment non déterminé.