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La Suisse doit en faire plus contre la corruption

Rédaction - The Associated Press

BERNE, Suisse — La Suisse devrait en faire davantage pour poursuivre en justice les entreprises et appliquer des pénalités plus sévères contre la corruption, a estimé mardi l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Le groupe de pays industrialisés s’est notamment réjoui de la décision du bureau du procureur général de la Suisse d’augmenter le nombre d’enquêtes qu’il entreprend, soulignant que le nombre d’enquêtes sur le blanchiment d’argent et la corruption avait été presque multiplié par six de 2011 à 2016.

L’OCDE, qui compte la Suisse parmi ses 35 pays membres, a fait part de ses découvertes à la suite d’un examen d’un an mené dans ce pays associé depuis longtemps aux transactions financières douteuses et qui traîne la réputation d’être un refuge pour les ententes clandestines.

Entre autres choses, l’OCDE aimerait que les autorités suisses améliorent la protection des lanceurs d’alerte, réforment les règles sur l’assistance juridique avec les autres pays et s’assurent que les sanctions contre la corruption sont «efficaces, proportionnées et dissuasives».

Le directeur du groupe de surveillance financière suisse Finma, Mark Branson, a indiqué à l’Associated Press que son agence avait «exprimé très clairement que nous avons une très faible tolérance aux grands dossiers de blanchiment d’argent».

«Le test pour déterminer notre performance en tant que grand centre financier résidera dans les dossiers qui trouveront leurs racines dans le moment présent», a-t-il affirmé en marge de la conférence de presse annuelle de Finma, qui se déroulait mardi.

«Ce qui est absolument clair, c’est qu’aucun système financier ne peut ramener le risque du blanchiment d’argent à zéro», a poursuivi M. Branson. «Ce n’est pas possible — le blanchiment d’argent commence avec le client.»

Dans le texte préparé de son discours, M. Branson a lancé un avertissement sur les risques de cybersécurité pour le secteur financier, les risques de blanchiment d’argent associés à la technologie de la chaîne de blocs et les pertes que les investisseurs peuvent subir lors d’une première émission d’un jeton. Il n’a cependant pas évoqué directement la corruption.

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