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Brésil: Lula s'est rendu aux autorités

Nelson Antoine / The Associated Press Photo: Nelson Antoine / The Associated Press
Mauricio Savarese et Peter Prengaman - The Associated Press

SAO BERNARDO DO CAMPO, Brésil — L’ancien président du Brésil Luiz Inacio Lula da Silva s’est finalement rendu samedi à la police malgré ses nombreux partisans qui ont tenté de l’en empêcher.

Lula a quitté le siège du syndicat des métallurgistes en début de soirée. Il était entouré de plusieurs gardes du corps qui ont dû repousser les nombreux partisans qui ne voulaient pas le laisser partir.

Il est ensuite monté à bord d’un véhicule de police au coeur d’un convoi. Il a été amené à une station de police de Sao Paulo. Il devrait être transféré à Curitiba.

Dans un premier temps, de nombreux partisans l’avaient bloqué à bord d’un véhicule.

Lula a été reconnu coupable de corruption et condamné à une peine d’emprisonnement de 12 ans et un mois.

Plus tôt, l’ancien homme d’État avait déclaré devant des milliers de partisans qu’il se rendrait à la police, réitérant toutefois son innocence et soutenant que sa condamnation pour corruption était simplement un moyen pour ses ennemis de l’empêcher de se présenter aux élections présidentielles d’octobre.

Ces commentaires étaient les premiers faits publiquement par M. da Silva, que les Brésiliens surnomment «Lula», depuis que le Tribunal fédéral suprême, la plus haute cour du pays, a refusé jeudi de lui laisser sa liberté le temps qu’il porte sa condamnation en appel.

Le juge Sergio Moro a délivré un mandat d’arrêt contre le politicien, lui donnant jusqu’à 17 h, heure locale, vendredi pour se présenter à un poste de police dans la ville de Curitiba, située à environ 400 kilomètres au sud-ouest de Sao Bernando do Campo, la banlieue de Sao Paulo où se trouve actuellement Lula, afin de commencer à purger sa peine de 12 ans d’emprisonnement.

L’ex-leader a ignoré cet ordre, choisissant plutôt de rester tapi dans les bureaux du syndicat de l’industrie métallurgique où il a entamé sa formidable ascension vers le pouvoir au sein de l’un des pays les plus inéquitables au monde.

Prenant la parole devant ses partisans samedi, Lula a affirmé que la police, les enquêteurs et les procureurs avaient menti, et qu’il ne leur pardonnait pas de l’avoir dépeint comme un voleur aux yeux du peuple brésilien.

Le politicien a tout de même révélé qu’il comptait se rendre aux autorités, mais sans préciser quand il avait l’intention de le faire.

Les dirigeants de son parti ont laissé entendre que cela se produirait plus tard samedi.

Vendredi, la police avait affirmé ne pas vouloir arrêter Lula pour éviter toute confrontation violente avec ses partisans.

L’an dernier, le magistrat Moro avait reconnu Luiz Inacio Lula da Silva coupable d’avoir accordé des faveurs à une firme de construction en échange d’un appartement situé sur le bord de la mer. Cette condamnation avait été maintenue en janvier par une cour d’appel.

L’ancien président nie avoir fait des gestes illégaux que ce soit dans cette affaire ou dans d’autres dossiers en attente de procès.

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