Quelque 700 personnes ont été vaccinées au Congo
DAKAR, Sénégal — Quelque 700 personnes ont été vaccinées contre le virus Ebola dans les trois zones de santé où des douzaines de cas de cette fièvre hémorragique terrifiante ont été confirmés, a indiqué vendredi le ministère congolais de la Santé.
Les experts de la santé s’affairent à retracer les contacts des personnes infectées; environ un millier de personnes ont déjà été identifiées.
Près de 500 personnes ont été vaccinées à Mbandaka, la capitale de 1,2 million d’habitants de la province d’Équateur, dans le nord-ouest du pays, depuis le 21 mai, a annoncé jeudi le ministère. Plus de 110 personnes ont été vaccinées dans la zone rurale de Bikoro, où la flambée a commencé, et 70 autres dans l’Iboko, une région encore plus reculée.
Il y a eu 37 cas confirmés d’Ebola, dont 12 décès. Il y a 13 autres cas probables, selon le ministère de la Santé.
L’Organisation mondiale de la Santé a prédit plus tôt cette semaine qu’il pourrait y avoir jusqu’à 300 cas dans les mois à venir, notant qu’il pourrait y avoir trois fois plus de contacts en cas de propagation aux zones urbaines.
Bien que l’OMS ait indiqué que «plus de la moitié» des cas d’Ebola nouvellement confirmés avaient déjà été identifiés, une grande partie des cas passent sous le radar, ce qui signifie que la maladie se propage dans certains cas inaperçue.
L’OMS a également déclaré que les responsables auraient probablement besoin de plus de centres de triage, d’isolement et de traitement, dont éventuellement un dans la capitale, Kinshasa. L’agence onusienne de la santé a déclaré que des avions, des hélicoptères et des bateaux supplémentaires étaient nécessaires pour gérer la logistique complexe de l’épidémie et que l’endiguement du virus pourrait coûter jusqu’à 56 millions $ US.
L’OMS a ajouté que, d’après une première évaluation de Bikoro, «il y a un mouvement approximatif de plus de 1000 personnes par jour par voie fluviale, routière et aérienne aux principaux points d’entrée». Elle a recommandé que les pays voisins renforcent leur capacité à identifier les cas d’Ebola importés, notamment en procédant à des contrôles de sortie.
L’OMS a déclaré que le risque de propagation ailleurs en Afrique était élevé, mais que le risque de transmission mondiale était faible. Elle a ajouté que même si les experts avaient conclu que les conditions ne méritaient pas d’être déclarées une urgence mondiale, la situation serait réévaluée si l’épidémie augmentait considérablement ou s’il y avait une propagation internationale.