Les autorités néerlandaises déjouent un attentat terroriste «majeur»
Un «attentat terroriste majeur» a été déjoué aux Pays-Bas, selon la justice néerlandaise, qui a annoncé jeudi l’arrestation de sept hommes soupçonnés d’avoir voulu passer à l’acte lors d’un «grand événement» afin de faire de «nombreuses victimes».
«Le ministère public et la police sont convaincus qu’une attaque terroriste a été empêchée avec l’arrestation des suspects» en fin d’après-midi à Arnhem (à l’est) et à Weert (au sud), a indiqué le ministère.
Au cours d’une enquête de plusieurs mois, la police a observé un «groupe terroriste» gravitant autour d’un homme d’origine irakienne âgé de 34 ans, identifié comme Hardi N, condamné en 2017 pour avoir tenté de se rendre en territoire contrôlé par le groupe État islamique, a-t-il poursuivi.
L’enquête n’a pas encore permis de déterminer la cible exacte des suspects. Ils comparaîtront devant un juge d’instruction à Rotterdam demain.
Les arrestations ont été effectuées par des équipes antiterroristes du Service d’interventions spéciales (DSI), appuyées par des équipes d’observation et des hélicoptères.
Au total, 400 personnes ont été déployées. Au moment de leur arrestation, les hommes étaient en possession d’armes à feu et étaient «à la recherche de grenades, de ceintures d’explosifs et de matières premières pour fabriquer d’autres bombes», selon les enquêteurs.
En juin, deux hommes soupçonnés de préparer des attaques terroristes en France et aux Pays-Bas avaient été arrêtés à Rotterdam. Le parquet avait précisé en septembre qu’ils étaient «proches» d’un passage à l’acte.
La cible de l’éventuelle attaque en France n’avait pas été précisée. Aux Pays-Bas, selon les enquêteurs, les hommes avaient «identifié plusieurs cibles possibles» à Rotterdam, dont «un poste de police et le pont Erasme».
Le 31 août, un Afghan de 19 ans avait attaqué au couteau deux Américains à la gare d’Amsterdam. Selon les ministère public, il visait les Pays-Bas car il estimait que l’islam y est «fréquemment insulté». L’attaque à la gare d’Amsterdam était survenue au lendemain d’un appel des talibans afghans à des attaques contre les troupes néerlandaises après la tentative du député d’extrême droite néerlandais Geert Wilders d’organiser un concours de caricatures du prophète Mahomet.