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Un insecte nommé Greta

Un insecte nommé Greta
Photo: Josie Desmarais/MétroGreta Thunberg lors de son passage à Montréal, le 27 septembre 2019.

Un minuscule coléoptère couleur miel a été baptisé du nom de l’activiste Greta Thunberg. Le Musée des sciences naturelles de Londres a annoncé, vendredi, cette décision prise par l’entomologiste qui a découvert l’existence de l’insecte.

«J’ai choisi ce nom parce que je suis très impressionné par le travail de la jeune militante et je voulais rendre hommage à sa contribution exceptionnelle aux questions environnementales», a expliqué Michael Darby.

M. Darby a découvert le petit coléoptère de la sous-famille ptinidae parmi les 22 millions de spécimens de la collection du musée.

«Nelloptodes gretae» mesure moins d’un millimètre de long et ne possède ni yeux, ni ailes. Il a été collecté dans le sol de Nairobi dans les années 1960, a précisé le musée dans un communiqué.

Le responsable de la collection des coléoptères, Max Barclay, a expliqué que des centaines d’espèces restaient encore à découvrir dans la vaste collection du musée et dans le monde, dont certaines disparaîtraient avant même d’être répertoriées en raison de la perte de la biodiversité.

«Il est donc parfaitement approprié que la découverte la plus récente soit baptisée du nom de quelqu’un qui s’est démenée pour défendre le monde naturel et protéger les espèces vulnérables», a relevé Max Barclay.

Un million d’espèces menacées

Au printemps, un rapport de l’ONU indiquait qu’environ un million d’espèces animales seraient menacées d’extinction.

Greta Thunberg, une adolescente suédoise, est devenue en un an la plus influente militante écologiste du monde. Son passage à Montréal le 27 septembre a participé à la mobilisation de plus de 500 000 personnes dans les rues de la métropole pour la Grande Marche du climat.

L’environnement est alors devenu le centre des discussions de la campagne électorale fédérale, qui s’est soldée par la réélection de Justin Trudeau dans un gouvernement minoritaire.

La jeune militante s’est également attiré les foudres des commentateurs climatosceptiques. Son passage en Alberta ce mois-ci a notamment attiré des contre-manifestants.