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La traque d’Al-Qaida comme à Hollywood!

Le 11 février dernier, une dépêche de l’AFP est tombée. Elle est passée inaperçue chez nous. Le Washington Post a mis en ligne la vidéo qui a immortalisé la capture d’Abou Anas al-Libi, un haut responsable présumé d’al-Qaida, à Tripoli.

Cette vidéo est digne d’une scène hollywoodienne. On y voit l’enlèvement d’un ressortissant libyen en plein cœur de la capitale de son pays. Ces images en noir et blanc ont été captées, le 5 octobre dernier, par une caméra de surveillance. Elles montrent l’opération qui a duré moins d’une quarantaine de secondes.

Selon le Washington Post, cette opération secrète a impliqué l’effort conjoint de la CIA, du FBI et la Delta Force, l’élite des forces spéciales de l’armée américaine.

D’autres médias occidentaux ont raconté ce qui s’est passé par la suite. Après son enlèvement, Al-Libi a été emmené à bord d’un navire militaire américain, l’USS San Antonio, avant d’être transféré aux États-Unis. Dix jours après sa capture, le présumé terroriste a été présenté à la justice américaine, à New York. Il a plaidé non coupable.

Le Libyen Abou Anas al-Libi, membre présumé d’Al-Qaïda, est jugé pour sa participation supposée dans le double attentat de deux ambassades américaines de Nairobi, au Kenya, et de Dar es-Salaam, en Tanzanie. Des attentats qui ont causé la mort de 224 personnes.

En novembre 2013, Isabelle Mandraud, du journal français Le Monde, a rencontré la famille du présumé terroriste à Tripoli. Celle-ci affirme qu’Al-Libi avait rompu avec Al-Qaïda et mènait une vie paisible depuis son retour au pays.

Dans Parcours d’un djihadiste, de la Libye aux prisons américaines, la journaliste française retrace les 25 dernières années de l’homme enlevé à Tripoli. De son vrai nom, Nazih Abdul Hamed al-Raghie, Abou Anas a rejoint, en 1988, le djihad en Afghanistan contre le régime prosoviétique. Ilham Ibrahim Al-Zaoui l’a rejoint, dans le même pays, en 1991, où ils se sont mariés. Dès lors, l’épouse suit tout le parcours de son mari djihadiste. Elle raconte au quotidien français la rupture de son mari avec Al-Qaida au Soudan, son périple depuis Londres (de 1997 à 2000), en passant par l’Afghanistan ainsi que leur six ans d’emprisonnement en Iran, de 2004 à 2010.

Libérée par les Ayatollahs, fin 2010, la famille s’exile en Turquie, avant de rallier, sans le chef de la famille, la Libye. À nouveau, Anas al-Libi disparait en Syrie pour refaire surface au pays le 22 août 2011, au lendemain de la chute du régime du colonel Kadhafi.

Un procès à suivre!

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