Les ÉAU accepteraient un gel de la production de pétrole
DUBAÏ, Émirats arabes unis — Les Émirats arabes unis sont eux aussi prêts à geler leur production de pétrole dans l’espoir de renflouer les prix, si d’autres grands producteurs s’entendent pour faire de même.
L’annonce a été faite par le ministre émirien de l’Énergie dans un communiqué repris par les médias officiels du pays. La mesure a été proposée plus tôt cette semaine par l’Arabie saoudite, le Qatar, le Venezuela et la Russie, au terme d’une rencontre à Doha. Les quatre pays ont offert de geler leur production de pétrole aux niveaux de janvier.
La décision des Émirats arabes unis, le troisième producteur en importance au sein de l’OPEP, est significative mais elle n’a rien d’étonnante puisque le pays est un proche allié de l’Arabie saoudite. “Nous croyons qu’un gel de la production par l’OPEP et la Russie aura un impact positif sur la demande prochaine en fonction de l’offre excédentaire actuelle”, a dit le ministre émirien Suhail Mohammed al-Mazrouei.
Il a ensuite ajouté qu’il croit que les conditions actuelles inciteront les pays producteurs à geler leur production, et possiblement même à réduire l’offre. Les Émirats arabes unis, a-t-il dit, “sont toujours disposés à collaborer (…) dans le meilleur intérêt des producteurs et de l’équilibre du marché”.
Le Koweït, un autre membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, a indiqué qu’il pourrait accepter de se rallier à la proposition de Doha. L’Iran a refusé jeudi de se rallier à cette proposition, tout en se déclarant en faveur de toute mesure qui aurait pour effet de gonfler le cours du brut. À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut progressait jeudi matin de 69 cents US à 31,35$ US le baril.