Soutenez

Référendum en Bolivie: Evo Morales serait en voie de perdre

Bolivia's President Evo Morales, left, casts his ballot at a polling station in Villa 14 de Septiembre, in the Chapare region, Bolivia, Sunday, Feb. 21, 2016. Bolivians are voting in a referendum on whether to amend the constitution so that President Morales can run in 2019 for a fourth consecutive term. (AP Photo/Nicanor Vasquez) Photo: AP

Les résultats préliminaires du référendum qui avait lieu dimanche en Bolivie laissaient entrevoir une défaite pour le président Evo Morales, qui espérait faire amender la Constitution pour briguer un quatrième mandat consécutif.

Les citoyens devaient décider s’ils acceptaient d’amender la Constitution afin de permettre à M. Morales, en poste depuis une décennie, de se représenter de nouveau en 2019. La limite actuelle est de deux mandats et le changement proposé permettrait aux présidents de se faire réélire deux fois. La Cour constitutionnelle a déterminé que le premier mandat de M. Morales ne comptait pas; l’amendement de la Constitution lui permettrait donc de se présenter de nouveau.

Les résultats officiels partiels étaient dévoilés au compte-gouttes dimanche soir, particulièrement dans les régions rurales où le soutien au président est le plus fort. Après le dépouillement de huit pour cent des bulletins, le “non” était en avance à 65 pour cent.

Un comptage rapide non officiel des bulletins d’un bureau de vote sur 15 par la firme de sondage Ipsos-Apoyo donnait une avance plus mince du “non”, à 52 pour cent, contre 48 pour cent pour le “oui”.

Dans les semaines ayant précédé le référendum, les sondages donnaient le “oui” et le “non” à égalité, avec quelque 15 pour cent d’indécis. Puis le scandale éclata. Un journaliste favorable à l’opposition a révélé il y a deux semaines qu’une ancienne compagne de M. Morales avait été nommée gestionnaire des ventes de l’entreprise chinoise CAMC Engineering en 2013 et que celle-ci avait obtenu près de 500 millions $ en contrats publics, sans appels d’offres pour la plupart.

Evo Morales a nié toute allégation de trafic d’influence et a affirmé qu’il n’avait pas revu son ex-compagne depuis 2007, lorsque leur enfant est mort dans des circonstances qu’ils n’ont pas expliquées.

L’histoire est venue appuyer les doutes quant à l’intégrité du parti de M. Morales, le Mouvement vers le socialisme.

Pour ajouter aux difficultés du président bolivien, six fonctionnaires municipaux sont morts asphyxiés, la semaine dernière, dans la ville d’El Alto, dirigée depuis l’an dernier par une mairesse de l’opposition. Les forces pro-Morales ont été accusées d’avoir allumé l’incendie responsable des décès, d’avoir pillé l’édifice où les fonctionnaires travaillent et d’avoir brûlé des documents qui incriminaient apparemment l’ancien maire dans une affaire de corruption.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.