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Clinton a un dernier plafond de verre à briser

NEW YORK, NY - JUNE 7: Democratic presidential candidate Hillary Clinton arrives onstage during a primary night rally at the Duggal Greenhouse in the Brooklyn Navy Yard, June 7, 2016 in the Brooklyn borough of New York City. Clinton has secured enough delegates and commitments from superdelegates to become the Democratic Party's presumptive presidential nominee. She will become the first woman in U.S. history to secure the presidential nomination of one of the country's two major political parties. (Photo by Drew Angerer/Getty Images) Photo: Getty Images

Hillary Clinton a gagné, mais Bernie Sanders a décidé de rester jusqu’à ce que le dernier État ait voté. Métro a parlé avec Fletcher McClellan, professeur de science politique au collège Elizabethtown, en Pennsylvanie, pour analyser la suite de la course démocrate.

Est-ce que la victoire de Hillary Clinton marque l’histoire?
Les États-Unis ont franchi une étape. Deux siècles et quart après la fondation du pays, 168 ans après que l’égalité des femmes eut été réclamée dans la déclaration de Seneca Falls, et presque 100 ans après que les femmes eurent obtenu le droit de vote, un des deux grands partis politiques américains présentera une femme pour briguer le poste de présidente des États-Unis. Certains diront que l’élection d’Obama avait une plus grande portée symbolique, étant donné le passé esclavagiste du pays. Mais l’élection de Hillary Clinton aura une portée semblable. En regard des grandes dirigeantes qui ont dominé le monde, par exemple

Margaret Thatcher au Royaume-Uni ou Angela Merkel en Allemagne, les États-Unis se mettront en phase avec le reste du monde.

«Les débats qui l’opposeront à Trump seront les événements les plus regardés de l’histoire de la télévision.» –Fletcher McClellan, professeur de science politique au collège Elizabethtown

Pourquoi Bernie Sanders refuse-t-il de jeter l’éponge?
Il doit être difficile de s’avouer vaincu après s’être battu pendant un an, gagnant le vote de millions de partisans et influençant profondément l’inclination politique de son parti. Mais au-delà de ces raisons, la candidature de Sanders s’est transformée un mouvement politique et social. M. Sanders a l’occasion de changer les choses pendant et après l’élection présidentielle, et il veut mettre à profit au maximum l’attrait qu’il exerce. Il veut que Clinton lui fasse des concessions quant au programme et que le parti réforme son système de nomination. Il veut aussi, sans doute, influencer le processus de sélection du ou de la vice-président(e).

Croyez-vous que ses partisans se rallieront à Mme Clinton?
Ultimement, je crois que la vaste majorité de ses partisans appuieront Mme Clinton, même si ce n’est que pour arrêter Donald Trump. Son agenda radical (d’autres diront «raciste» et «sexiste») va à l’encontre des positions sociales et libérales des électeurs de Sanders et de Clinton.

Pourquoi une femme à la Maison-Blanche aurait-elle un si grand impact?
En un sens, cela ne ferait pas une si grande différence. Washington est dominé par la partisanerie et cela ne changera pas, peu importe qui remporte l’élection de novembre. D’un autre côté, la première femme présidente représentera un modèle pour la moitié de la population américaine. De plus, des études montrent que les femmes en poste de décision tendent à infléchir l’agenda politique vers des enjeux plus sociaux.

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