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Vivre la pêche au homard en Gaspésie

Vivre la pêche au homard en Gaspésie
Photo: Jean-François Gagné Bérubé

Sa chair savoureuse et délicate est un des plaisirs gastronomiques les plus appréciés au Québec. Qu’on le mange entier, accompagné d’un peu (beaucoup) de beurre, en salade ou en guédille, le homard est un régal. Line et Sylvain Arsenault, un couple de Bonaventure, en Gaspésie, offrent aux voyageurs de participer à la pêche commerciale de ce crustacé à bord de L’Omirlou. Métro a vécu cette expérience hors du commun qui permet de découvrir le quotidien des pêcheurs côtiers.

D’avril à septembre, l’équipage de L’Omirlou accueille des passagers pour pêcher le homard, le maquereau et le crabe commun. Nous étions de passage dans la baie des Chaleurs juste à temps pour les derniers jours de la saison du homard, qui se termine à la fin de juin.

Il faut se lever tôt pour pêcher ce crustacé. Notre rendez-vous au quai de Bonaventure est fixé à 4 h 30. Le réveil est difficile, mais la splendeur du lever du soleil sur la baie des Chaleurs fait rapidement oublier les trop courtes heures de sommeil. D’autant plus qu’avec le forfait hébergement (voir au bas du texte), nous avons eu droit à un petit déjeuner et, surtout, à une grosse tasse de café avant le départ!

Pendant que Louis-Philippe, aide-pêcheur et cadet de la famille, prépare les appâts et qu’Olivier, l’aîné, embarque le matériel de pêche, nous enfilons une salopette imperméable, des bottes de pluie et des gants de protection. L’excursion peut commencer!

L’Omirlou est une contraction des prénoms de la famille Arsenault : «L» pour Line, la femme du capitaine, et «Omirlou» pour Olivier, Miriam et Louis-Philippe, leurs trois enfants. «Mon père, c’est l’apostrophe!», blague Olivier, l’aîné.

Partons, la mer est belle
À une trentaine d’endroits près de la côte de Bonaventure, le capitaine Sylvain Arsenault éteint le moteur de son bateau. Après avoir attrapé les bouées qui flottent à la surface, les pêcheurs lèvent les casiers à homards à bord de l’embarcation. Louis-Philippe retire les vieux appâts, rejette à l’eau les crabes, les oursins et autres intrus qui s’étaient invités dans les cages, puis lance les casiers dans la baie des Chaleurs. À ses côtés, Olivier dépose les homards qui correspondent aux standards de la pêche durable dans de petits contenants devant nous.

On ne reste pas assis les bras croisés à bord de L’Omirlou : on devient aide-pêcheur le temps d’une journée. Notre tâche consiste à enfiler les élastiques bleus – avec le médaillon «Aliments du Québec», qui permet de retracer l’origine de son souper – autour des pinces des homards, et ce, sans se faire pincer! Ce matin-là, les crustacés étaient particulièrement agités. Nous avons été impressionnés par la variété de leur forme et de leur taille. L’un d’eux était si gros qu’il a fallu deux personnes pour enfiler un élastique sur une pince particulièrement colossale!

Après cette tâche délicate, nous déposons les homards dans de grands bacs de plastique gris. Nous avons rempli cinq bacs en tout, l’équivalent d’environ 500 homards, estime le capitaine. Les pêcheurs sont satisfaits du résultat.

Vers 9 h 30, nous mettons de nouveau pied sur la terre ferme. Le capitaine n’aura plus qu’à vendre le fruit de sa pêche à son distributeur. Nous, du soleil plein la tête et l’air salin imprégné dans les cheveux, rentrons pour prendre une douche et faire une sieste bien méritées.

Forfait

L’Omirlou offre un forfait qui comprend trois repas complets et l’hébergement en plus de la sortie en mer.

  • La veille de l’excursion, un souper maison est servi. Nous avons eu droit à un homard pêché par nos hôtes le jour même – de loin le meilleur et le plus gros que nous ayons mangé!
  • Un petit déjeuner est offert au lever et, à bord du bateau, un lunch est fourni.
  • Ce forfait coûte 200 $ pour une personne seule ou 300 $ pour deux adultes, taxes incluses. L’excursion en mer seule est offerte au prix de 60 $ par adulte.

Pour en savoir plus : lomirlou.com