Santé
17:28 31 août 2020 | mise à jour le: 31 août 2020 à 19:00 temps de lecture: 4 minutes

Coronavirus: hausse des cas, baisse des décès

Coronavirus: hausse des cas, baisse des décès
Photo: Archives AFPLe directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus

La pandémie a atteint un plateau au niveau mondial, avec plus de 1,8 million de nouveaux cas par jour enregistrés pour une cinquième semaine consécutive. Selon les données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 38 000 décès ont été signalés au cours de la semaine se terminant le 30 août.

Il s’agit respectivement d’une hausse de 1% (cas) et d’une diminution de 3% (décès) par rapport à la semaine précédente. Au total, 25 325 617 de cas et 847 847 décès ont été signalés dans le monde depuis le début de l’épidémie, il y a huit mois.

Même si les habitants de tous les pays ont hâte de revenir à leur vie d’avant et que les gouvernements souhaitent rouvrir leur économie, il est encore trop tôt pour cela. «En même temps, aucun pays ne peut prétendre que la pandémie est terminée, a affirmé le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, depuis Genève aujourd’hui dans une conférence de presses virtuelle.

«Évitez les événements comptant plusieurs personnes. La COVID-19 se propage très efficacement parmi les groupes de personnes.» -Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé

Les baisses

Les seules baisses du nombre de cas et de décès ont été enregistrées dans les Amériques et en Afrique, où la polio a officiellement été vaincue, s’est félicité le dirigeant, saluant les efforts de tous les partenaires engagés dans cette lutte à finir.

M. Tedros n’a pas manqué de souligner durant son allocution que les infrastructures et les systèmes mis en place pour lutter contre le poliovirus sauvage en Afrique et la maladie du sommeil au Togo serviront à lutter contre le coronavirus. «Nous avons besoin du même esprit de solidarité et de partenariat qui ont contribué à mettre fin à la polio et à la maladie du sommeil pour mettre fin à la pandémie de COVID-19.»

Les Amériques représentent environ 13% de la population mondiale, mais plus de 50% des cas et décès signalés dans le monde.

Les États-Unis ont le plus grand nombre de cas du monde – plus de 5,8 M de cas- soit un quart du total mondial. Le pays a connu une baisse des nouveaux cas par rapport aux pics en juillet de plus de 70 000 cas par jour pour une moyenne de 41 000 nouveaux cas par jour la semaine dernière.

Il y a recrudescence en Allemagne, en France et en Suisse, a cependant indiqué M. Ghebreyesus.

Avant de pouvoir crier victoire, il faudra s’unir et contenir le virus. La réalité est que ce coronavirus se propage facilement, a-t-il rappelé, et qu’il peut être mortel pour les personnes de tous âges et la plupart des gens restent sensibles.

Si les pays veulent vraiment s’ouvrir, ils doivent s’efforcer sérieusement de supprimer la transmission et de sauver des vies, a poursuivi M. Ghebreyesus. L’action mondiale devra être concertée et porter sur les quatre points suivants: le contrôle des chaînes de transmission, la réduction du nombre de morts, la responsabilisation accrue des personnes et l’isolement des personnes contaminées.

Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus
Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus

Les ados, de meilleurs vecteurs que les enfants

L’OMS dispose de systèmes lui permettant de suivre tous les développements liés au coronavirus. On sait que le coronavirus a muté depuis son apparition. Pour le moment, l’OMS a colligé les séquences du génome de 84 000 mutations grâce aux efforts de chercheurs du monde entier. Oui, vous avec bien lu: 84 000. Et ses équipes suivent et connaissent les «mutations importantes», a dit l’épidémiologiste américaine de l’Organisation mondiale de la santé, Dre Maria Van Kerkhove.

Des récentes études ont montré que les enfants, même s’ils sont infectés, sont peu contagieux même plusieurs jours après avoir été déclarés positifs. Des résultats préliminaires donnent à penser la contagion surviendrait surtout lors de l’apparition des symptômes et qu’il y aurait des différences selon les tranches d’âge. Mais cela reste à éclaircir.

«Les adolescents peuvent transmettre davantage le coronavirus que les enfants plus jeunes», a affirmé Dre Van Kerkhove.

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