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Subaru Crosstrek hybride 2014: petite bouille sympathique

Photo: Subaru USA

Auto GoOn aime le Subaru Crosstrek. Les ventes sont d’ailleurs là pour en témoigner puisque le petit multisegment, version haute sur pattes de la Subaru Impreza, s’écoule bien.

Assez bien en fait pour devenir le troisième véhicule au palmarès des unités écoulées par Subaru en 2013, tout juste derrière la Impreza et la Outback.

Pourtant, avouons-le, la Crosstrek n’est rien de plus qu’une Impreza surélevée. L’ajout de panneaux de carrosserie en relief et la nouvelle hauteur de la caisse la rendent pourtant irrésistible. Bémol d’importance cependant, la consommation d’essence est, comme c’est souvent le cas pour les véhicules à traction intégrale, un peu supérieure à la moyenne.

Voilà qu’apparaît une version hybride (version hybride que l’on avait d’ailleurs pris soin de m’offrir dans une couleur verte indescriptible et impossible à manquer pour mon essai). Ce genre de motorisation permettant généralement une économie d’essence substantielle, la question est réglée… ou presque.

Expliquons d’abord la chose: pour une raison qui échappe à la plupart des spécialistes, Subaru a choisi de développer son propre système d’hybridation essence-électricité au lieu de profiter de la science efficace de Toyota. Or, les connaisseurs se rappelleront que les deux compagnies japonaises ont déjà des liens abondants, Toyota étant actionnaire important de Subaru.

Le système retenu par Subaru est en mode parallèle, c’est-à-dire, dans les faits, que seul un petit usage en mode électrique est possible. En fait, on dit qu’en accélération doucement, il serait possible de réaliser quelque trois kilomètres sans faire usage du moteur à essence, si votre vitesse de pointe n’excède pas 42 kilomètres à l’heure. Mais la température froide et neigeuse ne m’a pas permis de tester réellement cet attribut.

Résultat: le petit moteur deux litres et son comparse, un moteur électrique de 13 chevaux environ, n’ont pu me servir mieux qu’une consommation de 9,1 litres aux 100 kilomètres en usage combiné. Pas mal, mais loin des résultats promis.

Une conduite inspirée
En revanche, il faut bien l’avouer, le Subaru XV Crosstrek hybride profite d’améliorations notables. La direction a été adaptée pour devenir plus communicative et offrir de meilleures réactions et les suspensions, confortables, sont aussi capables de supporter une conduite plus dynamique que dans les autres véhicules de la gamme.

Sans oublier la traction intégrale, symbole même de la personnalité Subaru, qui a agi avec une aisance remarquable malgré la dizaine de centimètres de neige tardive qu’elle a dû traverser au cours de mon essai.

Un bon point aussi pour l’insonorisation améliorée (une faiblesse notable sur l’Impreza) et les cadrans lisibles et agréables. Une moins bonne note pour les matériaux de plastique rigide utilisés partout dans l’habitacle, et qui risquent fort de se rayer avec l’usage.

Malgré tout, la Xv Crosstrek est un petit véhicule amusant que j’aime bien conduire quand l’occasion se présente. Mais je n’irais sans doute pas jusqu’à payer le supplément pour la motorisation hybride, dont la qualité ne m’a pas encore été totalement prouvée.

***
Forces

  • Conduite agréable
  • Traction intégrale
  • Habitacle insonorisé

Faiblesses

  • Motorisation hybride peu efficace
  • Qualité des matériaux
  • Consommation élevée

Fiche technique

  • Prix : 29 995 $
  • Type de carrosserie : CUS
  • Passagers : 5
  • Portes : 5
  • Capacité de chargement : 632 L
  • Poids : 1 575 kg
  • Puissance : 148 ch
  • Couple : 145 lb-pi
  • Cylindrée : H4 2,0L
  • Transmission : CVT
  • Suspension : indépendante
  • Roue : 17 po
  • Consommation ville : 6,9 L/100 km
  • Consommation autoroute : 6,0 L/100 km
  • Capacité du réservoir de carburant : 52 L

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