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Volkswagen Jetta TDI 2009 : Plus elle roule, plus elle veut rouler

Que diriez-vous si vous retiriez 40 $ de votre compte en banque et qu’il en restait… 80 de plus? Si vous vidiez la pinte de lait et que, soudainement, elle était encore à moitié pleine? C’est ce qui se passe avec la Jetta TDI et son moteur diesel «propre» : plus vous roulez sur l’autoroute, plus elle va loin.

Il y a de quoi rigoler : vous faites le plein de carburant – il s’agit évidemment de ce nouveau diesel à faible teneur en souffre qui pollue 95 % moins que le diesel d’autrefois -, et l’ordinateur de bord de votre Jetta TDI indique une autonomie de 740 km.

Vous lancez la voiture sur la grand-route. Surprise : au lieu de diminuer, cette autonomie augmente. Graduellement, par bonds de 10 km à la fois. Après 190 km, l’ordinateur nous a fièrement indiqué… 1 030 kilomètres avant la panne sèche!

La panne sèche, c’est ce à quoi nous avons tenté de parvenir avec un parcours effectué aux trois quarts sur l’autoroute. Après 920 km, l’ordinateur nous annonçait une consom­mation moyenne de 5,4 L/100 km – de quoi faire concurrence à n’importe quelle voiture hybride.

Après quelques simagrées en ville pour que l’ordinateur nous annonce enfin le terme de son autonomie, nous avons conclu : 940 km avec un seul plein. Pensez-y : 940 km avec 55 litres de carburant! Nous serions-nous contentés de rouler sur l’autoroute, je suis convaincue que nous aurions pu parcourir les 1 100 km promis par Volkswagen.

Plus puissant, aussi!
Le plus beau de l’histoire, c’est que le nouveau moteur turbodiesel (2,0 T à rampe commune et injection directe) est non seulement le moteur diesel le plus «propre» jamais conçu par Volkswagen, il est aussi plus puissant que l’ancien 1,9 T : 140 chevaux contre 100.

Bon, 140 chevaux, c’est limite, surtout pour une berline qui fait osciller la balance à presque 1 500 kilos. Mais c’est sans compter ce couple phénoménal : 235 lb-pi, soit 33 % plus que l’ancien moteur.

Qui plus est, ce couple est rapidement accessible (entre 1 750 et 2 500 tr/min), le tout dans une manÅ“uvre raffinée – à peine entend-on, à l’arrêt, les cliquetis si particuliers aux motorisations diesel.

Ajoutez à cela la fameuse transmission séquentielle DSG du constructeur germanique – qu’on apprécie parce qu’elle engage toujours le rapport suivant -, et vous obtenez de profondes repri­ses qui déménagent sans mouvement de bascule.
Certes, les accélérations de 0-100 km/h sont handicapées par un léger temps mort de l’automatique au démarrage. Mais l’exercice s’effectue en presque deux secondes de mois (10,3 secondes contre 12,1 secondes) qu’avec l’ancien­ne Jetta TDI.

Cela dit, la voiture en elle-même conserve les belles qualités de la génération lancée il y a trois ans déjà. Solide, bien campée sur la route et dotée d’un système de freinage convaincant, elle bénéficie d’une suspension indépendante qui se replace bien sur les aspérités de la route. Pour les grandes bosses, c’est un peu moins réussi, cependant : le rebond est un brin nonchalant.

La direction, toujours électro-mécanique, ne man­que pas de précision, quoiqu’on aurait voulu un peu plus de résistance. On encense le rayon de braquage qui, avec son petit 10,9 mètres, assure des manÅ“uvres aisées au moment de stationner.

Rien de bon marché à bord
Dans l’habitacle, les sièges sont plus confortables lors-qu’ils sont en cuir, car mieux rembourrés que ceux en tissu. Partout, les matériaux sont de qualité et bien assemblés. Rien de bon marché à bord. Le volant se fait à la fois inclinable et télescopique (bravo!) et l’insonorisation est bonne. Tout au plus un bruit de vent se fait entendre de façon insistante au pare-brise à plus de 100 km/h – mais on n’est pas censé rouler à plus de 100 km/h, non?

Attendue
Elle était attendue, cette Jetta TDI. Nouvelles normes environnementales nord-américaines obligent, Volkswagen n’a pu distribuer de motorisations diesel depuis l’année-modèle 2006. Imaginez : le constructeur avait l’habitude de vendre une TDI pour chaque deux modèles à essence…

Pour l’heure, seule la Jetta s’amène en variante diesel, en versions berline et familiale. Avant de reluquer cette dernière, qui demande quand même 1 500 $ de plus, jetez un Å“il dans le coffre de sa consÅ“ur à quatre portes : très vaste avec ses 527 litres, il offre au minimum 100 litres de plus que la concurrence.

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