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Mercedes Classe C: quand la modération a bien meilleur goût

Elle n’est plus le «bébé» de la famille, cette Classe C. Sa nouvelle génération lui apporte sans conteste une élégance et un raffinement qui lui font prendre sa place dans la famille haut de gamme. Les lignes extérieures sont plus élancées et plus expressives, de sorte que la berline quatre portes montre plus de présence sur la route. Une bien belle présence, d’ailleurs.

N’allez cependant pas lui demander de l’exotisme ni de vous faire vivre de grandes palpitations cardiaques. Si l’on exclut la version de performance C63 AMG et son V8 de 451 chevaux (qui effectue le 0-100km/h en 4,5 secondes!), la Classe C mise sur la sobriété, d’abord et avant tout.

Tant mieux, ça lui va bien. Dans l’habitacle, les matériaux sont bien choisis, la finition et l’insonorisation sont de qualité, et les commandes sont à portée de main – sauf celles de la climatisation, trop basses et obstruées par le levier de vitesse. Et on confond le levier du régulateur de vitesse avec celui des clignotants…

De la modération donc, et d’agréables touches de luxe ici et là, qui nous rappellent que nous sommes à bord d’une Mercedes. Notam­ment cet ordinateur central, surnommé le «contrôleur électronique», qui gère d’une molette à peu près tout ce qu’il y a à gérer à bord. Si ces machins semblent parler chinois chez Audi et BMW, celui de Mercedes est facile à utiliser. Bravo.

Le Canada distribue une version C230 Sous le capot se loge un V6 de 2,5 litres qui, entre vous et moi, ne déplace pas suffisamment d’air. Il est doux et raffiné, mais il livre des accélérations alourdies, surtout pour la berline équipée de la traction intégrale 4Matic. C’est à se demander où sont passés les 201 chevaux promis.

Cela dit, la voiture à propulsion se fait apprécier pour ses autres attributs, même en version  «de base». D’abord, sa suspension est l’une des mieux réussies de tout le marché, ayant su trouver un bon équilibre entre la sportivité et le confort. Sur mon chemin de test défoncé à l’extrême, les amortisseurs se sont replacés fermement, sans secouer pour autant. La Classe C et son châssis ultrasolide s’en sont mieux tirés que d’autres véhicules, toutes catégories confondues.

En outre, on a beau critiquer le dynamisme de la C230, reste que la direction tourne comme un charme. Elle fait  montre d’une communion avec la route qui nous place en plein contrôle.

Et que dire de la boîte séquentielle de sept vitesses! Bien étagée, elle travaille de façon si transparente qu’elle ne donne même pas envie de se mêler manuellement de sa course.

Mais la C230 a ses limites et, si vous souhaitez avoir plus de vent dans le toupet, il faudra vous tourner vers les autres variantes. Le hic, c’est que la facture grimpe alors aussi rapidement que diminue le temps requis pour un 0-100 km/h. Si la C230 débute à 35 800 $, la C300 (V6 de 228 chevaux) exige 41 000 $.

L’addition, même si elle inclut le toit ouvrant, la climatisation automatique deux zones et les phares au xénon, s’élève à plus de 47 900 $ pour la version 4Matic.

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