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Miraculeuse Prius

Notre chroniqueuse entame aujourd’hui une série de trois articles sur l’essai de la nouvelle Toyota Prius.

Satoshi Ogiso, ingénieur en chef de la nouvelle Toyota Prius, nous
avait lancé un défi : battre les 3,3 L/100 km de carburant qu’il a
consommés lors d’un trajet mi-autoroute/mi-urbain de 55 kilomètres.
Vrai, il nous a fallu presque une heure et demie pour parcourir ledit
trajet, semant allègrement l’impatience chez les autres automobilistes
à qui nous imposions notre lenteur. Mais nous avons réussi. Notre
moyenne : 2,9 L/100 km. Même le père de la nouvelle Prius avait peine à
y croire!

Alors que la majorité des constructeurs automobiles n’ont même pas un
véhicule hybride à proposer, Toyota vient de lancer la troisième
génération de sa Prius. Com­me dans un, deux, trois. En à peine une
décennie de propulsion hybride, elle a eu le temps de se transformer de
phénomène sur quatre roues à quelque chose de presque courant. L’étape
est d’autant significative pour l’hybride qu’elle profite de ce passage
générationnel pour s’améliorer et faire monter à bord encore plus de
gadgets futuristes.

Voilà pourquoi au lieu de tenter l’impossible et de résumer la chose en
une seule page, nous étirerons le plaisir sur… trois chroniques. Un,
deux, trois. Et parce que les festivités de Pâques viennent tout juste
de se terminer, nous commencerons avec… les miracles.

Plus puissante, mais moins gourmande
Bon, miracles, c’est un peu fort et, surtout, ça dénigre le travail que
2 000 ingénieurs ont investi dans cette nouvelle génération de Prius.
Ce n’est pas rien! Pour une voiture conventionnelle, il en faut trois
fois moins.

Reste que c’est un tour de force que d’ajouter de la puissance à une
hybride (+22 %, à 134 chevaux maintenant), tout en diminuant sa
consommation d’essence (de 4,1 L à 3,8 L/100 km).

L’enjeu était de parvenir à de tels résultats… tout en contrôlant les
coûts de production. Et oui, pour ceux que ça intéresse, Toyota fait
désormais des profits avec la Prius – ce qui n’était évidemment pas le
cas avec la première génération.
Afin de réduire encore plus la consommation de celle qui se targue
d’être la voiture de série la moins gourmande du marché, pas de
solution miracle : chaque aspect de l’équation a dû être pensé et
repensé, a souligné le chef Ogiso.

Malgré tous les dispositifs qui montent nouvellement à bord, la Prius
2010 n’a vu son poids augmenter que de 45 kg, merci entre autres à un
capot et à un hayon d’aluminium. À 1 380 kg de poids total, elle est à
mi-chemin entre une compacte et une intermédiaire.

La réduction de la consommation s’obtient également grâce à
l’aérodynamisme. Toyota soutient que la Prius a passé plus de temps
dans la soufflerie que n’importe quel autre de ses véhicules.

Ainsi, les lignes de carrosserie ont été réaménagées pour mieux laisser
filer le flux d’air – d’où ces arrêtes tranchantes latérales qui
donnent un heureux caractère à la silhouette triangulaire. Et le sommet
du toit a été reculé de 99 mm, ce qui octroie plus d’espace aux têtes à
l’arrière.

Résultat de ces efforts : le cÅ“fficient de traînée a été réduit de 0,26
à 0,25 cx, ce qui fait de la Prius l’une des voitures les plus
aérodynamiques du monde.

20 % mieux en hiver
Surtout, le groupe motopropulseur a été révisé. Parce que la cylindrée
passe de 1,5 L à 1,8 L, le moteur quatre cylindres à essence tourne à
plus bas régime à vitesse de croisière – or, qui tourne moins vite
consomme moins…

En outre, avec un moteur électrique plus petit et moins lourd, mais
17 % plus puissant (à 60 watts), la Prius accepte de rouler plus
souvent et plus longtemps en mode électrique, sans apport du moteur à
essence.

On avait reproché au système hybride de mettre un moment avant de se
réchauffer en territoire nordique. Grâce à un nouveau dispositif de
récupération de la chaleur testé à Timmins, en Ontario, l’assistance du
moteur électrique survient désormais plus rapidement. «Le rendement par
temps froid est amélioré de 20 %», soutient M. Ogiso.

Bon, assez pour les miracles Prius, gardons-nous-en pour la semaine
prochaine, où nous ferons le tour de toutes ces nouvelles percées
technologiques qui montent à bord. Pensez panneaux solaires,
stationnement automatique et plastiques bio…

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