La Smart fête ses 5 ans au Canada et on l'aime toujours autant
Mine de rien, c’est le cinquième anniversaire de sa présence en sol canadien que la Smart Fortwo célèbre cet automne. Pour souligner l’événement, nous avons testé la «sportive» version Brabus. De quoi nous faire aimer encore plus la petite citadine!
Lorsque la Smart a débarqué au Canada en exclusivité nord-américaine en 2004, les dirigeants de la compagnie mère, Mercedes, avaient été bien clairs: pour que le projet soit viable, il fallait vendre au moins 1 500 Smart en trois ans. Après cinq ans, les Canadiens en ont acheté 15 000. Quand même!
La Smart est actuellement offerte pour une toute petite mensualité de location en version de base. Et si cette variante est relativement bien équipée – freins ABS, cage de sécurité Tridion et système de stabilité -, reste qu’elle s’amène sans direction assistée (prévoyez de l’huile de bras pour les manÅ“uvres de stationnement), sans siège chauffant et sans toit panoramique, à plus forte raison sans toit décapotable.
Afin de mesurer tout le plaisir qu’une Smart peut procurer, c’est avec ces attributs qu’il vaut mieux composer et c’est donc ce que propose la version Brabus. Avec, en prime, un effort visuel de sportivité: des jupes de carrosserie, deux embouts d’échappement, des pédales d’aluminium et des jantes exclusives sur des roues arrière de 17 pouces (plutôt que de 15 pouces).
Pas la championne du sprint
Bon, qu’on se le tienne pour dit, même si elle est à propulsion et qu’elle est livrée en «Brabus», la Smart n’est pas la championne du sprint. De fait, son petit moteur trois cylindres (à essence) d’un litre n’est pas plus puissant : 70 chevaux un jour, 70 chevaux toujours. C’est peu et même si la petite pèse tout juste 820 kg, ça résulte en un 0-100 km/h de presque 14 secondes…
Mais la Brabus propose, ô bonheur, la direction assistée, ce qui donne beaucoup de souplesse. De surcroît, sa boîte séquentielle fait monter le passage de ses cinq rapports au volant, pour une meilleure manÅ“uvrabilité. La suspension a été légèrement revue, et le châssis, abaissé de 10 mm.
C’est donc une Smart plus agile qui pointe sa sympathique bouille sur la route. Parce qu’elle demande presque 7 000 $ de plus que la version de base (21 900 $ pour le coupé, 24 900 $ pour le cabrio), la Brabus doit nécessairement en offrir plus. Outre les ajouts mentionnés plus tôt, elle a le mérite des sièges de cuir chauffants, du toit panoramique (pour le coupé) et du changeur six CD. Dommage cependant que la radio satellite ne soit pas encore offerte et que les commandes audio ne montent toujours pas au volant. Ces dernières sont d’autant plus nécessaires qu’il vaut mieux ne pas lâcher le volant par grand vent, sinon on risque la déportation d’une demi-voie.
Les mêmes défauts
Les défauts qu’on reconnaît à la petite voiture en variante de base se retrouvent aussi sur la Brabus. Ainsi, la suspension est de style brasse-camarade sur les chemins défoncés, le freinage est difficile à moduler, et 70 chevaux, ça vous incite à repenser vos stratégies de dépassement. Mais curieusement, ce qu’on décrierait avec horreur sur n’importe quelle autre voiture, on le pardonne à la Smart, Brabus ou pas.
Allez savoir pourquoi : peut-être est-ce parce que la silhouette toute menue se faufile dans la circulation comme pas une? Que sa position de conduite, un peu plus haute que la moyenne, livre un rassurant sentiment de sécurité? Ou parce qu’à la station-service, on rigole en songeant au 5,4L/100km de consommation combinée, l’une des plus frugales du marché, véhicules hybrides compris?
Peut-être est-ce tout simplement parce que l’habitacle de la Smart étonne encore. L’espace intérieur réservé aux deux occupants est généreux, et le dégagement têtes/jambes est meilleur que dans la plupart des sous-compactes, voire des compactes.
L’ensemble est ergonomique, les matériaux sont de qualité et durables, l’insonorisation est excellente et, derrière les sièges, on peut ranger jusqu’à 340 litres de marchandises jusqu’au plafond – c’est pile-poil le volume du coffre d’une Honda Civic, ça. Pour tout dire, ce n’est qu’en émergeant d’une Smart qu’on constate (toujours avec sursaut du cÅ“ur!) à quel point elle est vraiment minuscule, cette voiture.