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Infiniti G37: Moteur d'enfer dans un gant très sexy

Depuis son lancement en 2002, l’Infiniti G35 s’est toujours attiré de beaux éloges. Avec l’arrivée d’une motorisation plus puissante qui lui a valu d’être rebaptisée G37, la voiture à propulsion monte encore plus en grade. Stimulante à conduire et offrant une excellente tenue de route, elle est sans doute la voiture japonaise qui colle le plus au train des allemandes.

Le style de la «petite» Infiniti, tant en version berline que coupé, est toujours aussi sexy, avec son capot ondulant, ses ailes galbées et ses lignes athlétiques. Et le V6 de 3,5 L qu’on encensait auparavant a été remplacé… par une motorisation encore plus intéressante : un V6 de 3,7 litres pour 328 chevaux dans la version quatre portes (330 dans le coupé), en hausse de 24 chevaux.

Plus que cette augmentation de 7 % de la puissance du moteur, c’est son mélange de douceur et de force qui ravit. Les accélérations sont liné­aires et surprenantes de vivacité, diaboliquement divines. Le 0-100 km/h ne demande plus que 5,6 secon-des, selon les tests de l’Association des journalistes d’automobile du Canada (AJAC).

Ce que les chiffres ne disent pas, c’est cette sonorité sourde et grondante qui s’extirpe du tuyau d’échappement, pour le plus grand bonheur des oreilles. S’ajoutent à l’ensemble une direction précise, d’une résistance parfaite et qui connecte bien avec la route, de même qu’une tenue de route qui ne connaît pas la défaillance.

Pour tout dire, la G37 est l’une des voitures les plus palpitantes qu’il m’ait été donné de conduire ces derniers mois, surtout lorsqu’elle est dotée du groupe sport qui s’accommode tellement bien d’une suspension encore plus ferme. Solide, la voiture s’accroche au bitume de toute la force de ses pneumatiques (des 19 pouces, sur notre version). Un conseil : si vous préférez les balades tout confort, passez go et réclamez une Buick…

Du nouveau
Nouveauté cette année : le coupé peut désormais être livré avec la traction intégrale. Et tant pour la berline que pour le coupé deux portes (de même que pour sa nouvelle version décapotable), la boîte séquentielle passe de cinq… à sept rapports.

Ces sept rapports, ici, ne sont pas de trop. Bien étagés, ils s’échangent sans heurt, souplement. En mode sport, ils s’accompagnent d’une hausse de révolution qui coïncide avec le régime moteur, question d’éviter une malencontreuse perte de puissance. Par contre, les fanatiques du passage des vitesses au volant resteront, tout comme moi, sur leur faim avec ces changements qui sont beaucoup moins rapides que souhaité. Plus d’une demi-seconde avant d’obtenir la réaction commandée, c’est trop long. À ce chapitre, la boîte DSG d’Audi, à double embrayage, fait nettement mieux.

Dans l’habitacle, rien à redire, si ce n’est le dégagement aux têtes peu généreux. Sinon, la qualité est au rendez-vous.

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