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Public Mobile, la Volkswagen des cellulaires

Avec un forfait illimité à 40$ pour voix et message texte, les propriétaires du Public Mobile n’espèrent pas moins que de s’emparer du marché cellulaire à bas prix pour le Québec et l’Ontario.

Le service Public Mobile, qui a été dévoilé aujourd’hui mais dont la sortie est prévue pour l’automne prochain, a été conçu par la torontoise BMV Holdings avec la volonté d’engendrer une démocratisation du téléphone cellulaire. «Nous visons la classe ouvrière, explique le chef de la direction de BMV Holdings, Alek Krstajic. Nous n’offrirons pas de gadgets, seulement un service illimité de téléphonie et de messages texte. Le but, c’est de permettre l’accès à un téléphone cellulaire au plus de gens possible.»

Un accès limité
Le Public Mobile n’utilisera pas les mêmes fréquences que les autres fournisseurs de téléphonie cellulaire. «Ça ne fera aucune différence de performance, fait valoir le vice-président, réseau et technologie, Brian O’Shaughnessy. Par analogie, à la radio, ce serait comme passer d’une station FM à une autre.»

À cause de cette unique différence, le Public Mobile aura le désavantage de ne pas pouvoir être utilisé partout. Les infrastructures pour la nouvelle bande devront toutes être reconstruites. «C’est un compromis, concède M. O’Shaughnessy. De toute façon, nous ne visons pas ceux qui veulent voyager avec leur cellulaire. Notre clientèle cible, ce sont ceux qui utilisent leur téléphone dans leur milieu de vie.»

Un million d’utilisateurs en cinq ans?
La compagnie espère s’emparer de 10 % des marchés québécois et ontarien
d’ici cinq ans, soit l’équivalent d’un million d’utilisateurs. Elle
compte sur le faible coût de sa bande de fréquences ainsi que sur une
structure de facturation simple pour offrir de bas prix. «Ce n’est pas
impossible, mais très peu probable que nos compétiteurs imitent notre
stratégie», croit M. Krstajic. En tant qu’ancien président de Bell
Mobilité, il pense que de tels forfaits, adoptés par les fournisseurs
de téléphonie cellulaire, réduiraient considérablement leurs profits.
«Le président d’un fournisseur pourrait le faire, mais il se ferait
virer», lance-t-il.

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