Mise à l’essai de l’iMac d’Apple (fin 2013)
Apple a mis à jour son ordinateur tout-en-un iMac il y a quelques semaines. Le nouvel appareil reprend le design de son prédécesseur, avec cette fois-ci un processeur Intel Haswell de nouvelle génération.
Design
Apple n’a pas changé sa recette avec son nouvel iMac, est c’est tout à fait compréhensible. Après tout, l’ordinateur tout-en-un de la compagnie est largement en avance sur la concurrence, surtout depuis sa refonte de 2012.
C’est depuis cette mise à jour que l’appareil offre un design archi-mince, une sorte d’illusion d‘optique où, à moins de se placer derrière l’écran pour apercevoir la protubérance où les composantes de l’ordinateur sont cachées, l’iMac semble n’avoir que quelques millimètres d’épaisseur.


Cette minceur, combinée à son pied qui semble faire flotter l’écran dans les airs lorsqu’on est assis devant (une autre illusion d’optique réussie), permet à l’appareil d’être littéralement dans une classe à part.
Caractéristiques
L’iMac 2013 est offert en quatre configurations principales: deux avec un écran intégré de 21,5 pouces, et deux avec un écran intégré de 27 pouces.
L’écran ne tombe pas dans la catégorie Retina, mais il est quand même convenable, grâce notamment à ses superbes couleurs et au fait qu’il réfléchit très peu la lumière ambiante. Il ne fait toutefois aucun doute que le passage à une résolution supérieure devrait faire partie de la prochaine mise à jour majeure d’Apple.
Chaque modèle est ensuite offert en deux configurations principales. Dans le cas, du modèle de 21,5 pouces, on peut notamment choisir entre un processeur Intel i5 cadencé à 2,7 GHz et les graphiques intégrés Intel Iris Pro (1349$, le modèle testé ici), ou un modèle équipé d’un processeur Core i5 cadencé à 2,9 GHz et d’une carte graphique NVIDIA GeForce GT 750M (1549$).
Pour les modèles de 27 pouces, Apple en offre un avec un processeur Core i5 à 3,2 GHz et une carte NVIDIA GeForce GT 755M avec 1 Go de mémoire vidéo (1849$) ou Core i5 à 3,4 GHz avec carte vidéo NVIDIA GeForce GT 775M avec 2 Go de mémoire vidéo.
Dans touts les cas, l’ordinateur est équipé de 8 Go de mémoire vive, et il est possible de configurer certaines composantes, notamment pour ajouter un disque Fusion Drive (qui permet d’obtenir les performances d’un disque SSD, tout en conservant la capacité d’un disque dur traditionnel), un disque SSD, un processeur plus puissant ou plus de mémoire vive.
Parmi les autres nouveautés de l’iMac 2013, notons que ceux-ci sont compatibles avec la technologie Wi-Fi 802.11ac, plus rapide que l’ancienne 802.11n.
Performances

J’ai testé ici le modèle d’entrée de gamme, le seul à profiter uniquement des graphiques intégrés d’Intel.
Les monteurs vidéos et tous ceux qui utilisent des applications optimisées pour profiter de la puissance de leur carte vidéo devront probablement opter pour un autre modèle, puisqu’il s’agit clairement de l’élément limitant pour l’iMac d’entrée de gamme.
Ceci étant dit, les utilisateurs de tous les jours devraient pouvoir s’en contenter sans problème. Celui-ci a quand même assez bien performé aux différents benchmarks auquel je l’ai soumis (sauf aux benchmark graphiques plus difficiles, comme Heaven extrême, où l’iMac obtenait en moyenne un maigre 5 images par seconde).
En fait, vous pourrez même jouer à des jeux vidéo, comme le nouveau Sim City, à condition de garder les paramètres raisonnables. Évidemment, les autres modèles de l’iMac seront pour leur part beaucoup plus performants, et j’opterais pour l’un d’eux si vous comptez jouer à l’occasion.
Grâce à Haswell, les iMac 2013 seront également un peu plus performants que les iMac 2012 sous Ivy Bridge (surtout grâce au nouveau coeur graphique). Les principaux avantages d’Haswell, comme sa consommation énergétique, sont toutefois moins importants avec un ordinateur de table qu’un ordinateur portatif.
Certains éléments secondaires de l’iMac m’ont toutefois légèrement déçu. Les haut-parleurs, par exemple, sont manquent de profondeur à mon goût: la puissance est là, mais la richesse fait défaut. J’ignore toutefois si le modèle de 27 pouces est équipé de haut-parleurs d’une meilleure qualité. Les différents ports de l’ordinateur, à l’arrière de l’écran, sont aussi difficiles d’accès.

Apple est toutefois maître dans la conception de ses claviers et de ses souris ou pavés tactiles. Non seulement ces périphériques sont jolis et leur design s’intègre parfaitement à celui de l’iMac, mais ceux-ci sont agréables à utiliser. Plus qu’avec n’importe quel autre ordinateur tout en un que j’ai eu l’occasion d’essayer.
OS X Mavericks

L’iMac est bien sûr équipé d’OS X Mavericks, la dernière mise à jour du système d’exploitation d’Apple. OS X est un système que ses utilisateurs apprécient généralement beaucoup, et cette nouvelle version offre quand même quelques améliorations intéressantes.
Les étudiants qui achètent des livres électroniques pour leur iPad apprécieront notamment l’arrivée d’iBook sur OS X, le Finder offre quelques nouveautés comme la possibilité de naviguer dans ses dossiers avec des onglets et d’étiqueter ses documents (une tâche que je trouve toutefois un peu lourde. Je ne suis d’ailleurs vraiment pas certain que celle-ci sera beaucoup utilisée).
Notons aussi que les notifications ont aussi été améliorées, tout comme le lecteur Safari, qui offre une liste de lecture assez bien intégrée. Ceux qui utilisent les applications d’Apple aimeront aussi les ajouts au Calendrier, qui intègre désormais les informations géographiques à ses rendez-vous, un ajout duquel Google pourrait d’ailleurs s’inspirer.
OS X gère aussi désormais mieux les écrans multiples, puisqu’il est possible d’avoir notamment sa barre de menu et son dock sur deux écrans différents. Les utilisateurs d’écrans multiples me semblent toutefois plus rares sur Mac que sur PC.
Notons qu’Apple offre aussi désormais ses applications de la suite iWork gratuitement. Pages, Keynote et Numbers ne sont aussi performants qu’Office de Microsoft (surtout depuis leur dernière mise à jour, qui a simplifié les logiciels plutôt que de les améliorer), mais ils devraient être convenables pour la majorité des utilisateurs, qui pourront ainsi économiser au moins une centaine de dollars.
En résumé
J’avais été conquis par l’iMac l’année dernière, et la version 2013 de l’ordinateur ne déçoit pas. Il s’agit d’une mise à jour mineur, mais d’un appareil qui était déjà – et de loin – le plus beau sur le marché, avec des périphériques de qualité et une élégante conception en aluminium. Côté caractéristiques
L’iMac est malheureusement un peu plus cher que les PC tout-en-un équivalents. Mais si vous être prêts à investir un peu plus, vous ne serez pas déçus.