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Les jeunes enfants manquent d'encadrement lorsqu'ils utilisent l'internet

Seul un parent québécois sur deux discute des dangers liés à l’utilisation d’internet avec son enfant, selon un sondage dévoilé mardi par la Fondation Marie-Vincent et Cyberaide. Pourtant, 75% des enfants de 3 à 12 ans utilisent l’internet, selon ce même sondage.

René Morin, porte-parole du Centre canadien de protection de l’enfance, rappelle que les jeunes s’exposent à des risques chaque fois qu’ils se connectent. «Des délinquants sexuels peuvent s’immiscer dans les jeux en ligne, où l’on peut clavarder, pour établir un lien avec leurs victimes, par exemple.»

Dans les moteurs de recherche, une requête mal orthographiée peut aussi mener l’enfant à du contenu à caractère sexuel. «Plus l’enfant est jeune, plus son niveau de détresse par rapport à ces images sera élevé», prévient Mélanie M. Gagnon, du Centre d’expertise Marie-Vincent.

Le sondage révèle qu’un parent sur deux croit que son enfant a déjà eu accès à des images sexuelles ou violentes sur l’internet, de façon volontaire ou non. Environ 20% des parents interrogés ont déjà pensé que leur enfant était la cible d’un cyberprédateur.

Toutefois, le conseiller principal pour la défense des droits d’Unicef Canada, Marvin Bernstein, croit que les parents ont parfois une perception erronée des dangers que courent leurs enfants sur la toile. «Il est important d’être conscient des risques, mais il faut aussi se rappeler que ceux-ci ne se transforment pas systématiquement en préjudice.»

Selon lui, le rôle des parents est de s’assurer que leurs enfants fassent preuve de la même prudence dans leur vie virtuelle qu’à l’extérieur, sans diaboliser l’usage d’internet. «Les adultes doivent apprendre à utiliser les nouvelles technologies et s’intéresser à la façon dont les utilisent leurs enfants», estime-t-il.

Le sondage téléphonique sur l’usage d’internet chez les enfants de 3 à 12 ans comporte une marge d’erreur de 3,1%. Il a été réalisé par le Centre facilitant la recherche et l’innovation dans les organisations (CEFRIO) auprès de 1 000 parents québécois en juin et juillet derniers, pour le compte de la Fondation Marie-Vincent et de Cyberaide.

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