McCain se plaint de YouTube
Le candidat républicain à l’élection
présidentielle américaine, John McCain, se plaint du sort qui lui est
réservé sur le site Internet de partage vidéo YouTube.
Trevor
Potter, l’avocat en chef de l’équipe de John McCain, a envoyé lundi une
lettre au président de YouTube, Chad Hurley, lui demandant de remettre
en ligne plusieurs annonces publicitaires du parti républicain qui ont
été retirées.
Les dirigeants de YouTube ont supprimé ces publicités du site
Internet car elles contiennent des extraits d’émissions d’affaires
publiques et de reportages qui sont protégés par les droits d’auteur.
Selon l’avocat de John McCain, l’utilisation de ces extraits doit
être considérée comme un « usage loyal », soit une disposition prévue
par la loi américaine qui permet à un particulier d’utiliser une
création sans demander la permission de l’auteur. « YouTube est un
outil fantastique pour permettre aux Américains de discuter, commenter
et utiliser des vidéos pour faire valoir leur opinion », a-t-il écrit
dans sa lettre destinée à Chad Hurley.
L’un des exemples les plus litigieux de cette affaire est
l’utilisation par l’équipe de John McCain d’un extrait du réseau CBS.
Cet extrait montre l’animatrice Katie Couric dénoncer il y a plusieurs
mois le sexisme envers Hilary Clinton, la candidate déchue du parti
démocrate. Or, CBS accuse le clan McCain de donner l’impression que ses
journalistes ont un parti pris envers la colistière de ce dernier,
Sarah Palin.
Rappelons que l’équipe de John McCain subit aussi les foudres de
l’industrie de la musique. Afin de se moquer de son rival, le démocrate
Barack Obama, la chanson « Can’t Take My Eyes Off Of You » a été
utilisée dans une publicité du parti républicain, mais la maison de
disques qui en détient les droits d’auteur, Warner, a envoyé une mise
en demeure à YouTube, sommant le site Internet de retirer le document.
Le candidat républicain n’a pas été plus chanceux du côté des pièces
musicales qu’il utilisait lors des rassemblements de son parti.
Plusieurs groupes rock, dont Foo Fighters, ont menacé de poursuivre le
parti républicain s’il continuait d’utiliser leurs chansons sans leur
consentement.