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Prince of Persia: Conte des mille et une acrobaties

Après trois ans d’absence, Ubisoft ramène une de ses franchises-phares sous le nom tout simple de Prince of Persia (PoP).

Il s’agit bien d’une renaissance et non d’un autre chapitre. PoP introduit un nouveau personnage dans le rôle-titre, un pilleur de tombes dont le chemin croise celui d’une princesse pourchassée par des brigands. Le Prince découvre rapidement que la vie d’Élika est passablement compliquée, puisque son royaume a été corrompu à la suite d’une lutte destructrice entre Ormazd, le dieu de la lumière, et son frère Ahri­man, le dieu du mal et de la destruction, et que son roi de père est mêlé à l’affaire.

L’aventurier doit maintenant remettre un royaume en ordre.

Ballet aérien
La nouvelle mouture est fidèle à ses origines, et c’est un réel plaisir que de diriger le Prince dans une suite d’acrobaties qui défient la gravité alors qu’il marche sur les murs et les plafonds, saute de colonne en colonne et s’accroche au moindre relief pour accéder aux endroits les plus inaccessibles.

Le tout sans malmener la manette, puisque dans PoP, tout est une question de timing. Il n’en tient d’ailleurs qu’au joueur de tenter les sauts les plus improbables, puisque Élika – magicienne à ses heures – le sauvera  chaque fois d’une mort certaine.

On visitera chaque partie du royaume au moins deux fois. D’abord, pour vaincre les serviteurs d’Ahriman et renverser la corruption. Puis, on refera le tour des lieux pour récupérer des sphères de lumière, qui donnent à la princesse d’autres pouvoirs d’exploration. Le paysage froid et sinistre reprend vie sous nos yeux, au son d’une trame sonore magnifique, donnant l’impression de prendre part à une Å“uvre rédemptrice.

Le système de combat est simple et élégant, et encourage à utiliser différents mouvements, mais sans obliger une maîtrise complète. Et le nombre d’affrontements est juste assez bien dosé.

Vraiment, il est difficile de trouver des défauts au petit dernier d’Ubisoft Montréal. Certaines séquences de mouvement imposées font voyager le Prince en laissant assez peu de contrôle au joueur et peuvent obliger à recommencer plusieurs fois. Mais les endroits frustrants sont plutôt rares, et il s’agit bien d’un jeu à maîtriser, et non d’un film à regarder!

Au final, on peut encore se demander si le jeu vidéo est une forme d’art, mais PoP offre ici un éloquent plaidoyer pour une réponse afffirmative à cette question.

Prince of Persia
1 joueur
Xbox 360, PS3 et PC

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