Des citoyens chassent Google Streetview de leurs rues
Le petit village anglais de Broughton ne sera pas dans Google Streetview: les citoyens n’en veulent pas.
Une
récente vague de cambriolage a rendu les citoyens craintifs; à
l’apparition de voiture équipée de la voyante caméra, Paul Jacobs a été
alerté: «Sur le coup, j’étais fâché: qui osait prendre une photo de ma
demeure sans autorisation? Je suis sorti et j’ai expliqué au chauffeur
que non seulement il envahissait notre vie privée, mais qu’il
facilitait aussi le crime,» a-t-il expliqué au Times.
Jacobs a ensuite averti ses voisins, qui ont appelé la police et
formé une chaîne humaine qui a bloqué la voiture. Le chauffeur a fait
demi-tour et est parti.
Les citoyens craignent que les images captées par Google soient
utilisées par des criminels, qui ont déjà cambriolé trois demeures dans
les six dernières semaines. Pourtant, les autorités anglaises ont donné le feu vert à Google en juillet dernier.
Google s’explique mal la situation: la voiture de Streetview
n’emprunte que des routes publiques et une procédure de retrait des
images est déjà en place; toutes les demandes y sont traitées en
quelques heures.
Plusieurs images de Montréal ont déjà été captées et selon une offre
d’emploi parue chez Emploi Québec il y a quelques mois, une entreprise,
vraisemblablement Google, aurait engagé la semaine dernière à Québec un
chauffeur pour 13 semaines.