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Étude: le cellulaire n'engendrerait pas un risque accru de cancer, mais…

Interphone, la plus
importante étude menée sur la téléphonie mobile, conclut qu’il n’y
aurait pas un risque accru de développer un cancer à la suite de
l’utilisation d’un cellulaire.

Pour l’instant, le risque de développer un
cancer en raison de l’utilisation d’un mobile n’est pas complètement
écarté. Seule la notion de «risque accru» n’a pas été mise en évidence,
mais les résultats de l’étude Interphone suggèrent qu’il y a toujours
un «risque possible» de développer un cancer.

Les chercheurs associés à l’étude indiquent néanmoins qu’une étude à
plus long terme doit être poursuivie, puisque les usagers s’exposent
souvent à leur cellulaire sur de plus longues périodes de temps que 10
ans.

Des résultats inquiétants
Pour les individus déclarant une utilisation fréquente de leur
mobile, Interphone a découvert des risques jusqu’à 40 % et de 15 %
supérieurs, respectivement pour le gliome et le méningiome (cancers du
cerveau).

Généralement, ces tumeurs apparaissaient du même côté que l’oreille
utilisée avec le cellulaire. Les scientifiques précisent toutefois que
des erreurs et des biais limitent la portée de ces liens de causes à
effets.

L’étude a été menée par le Centre international de recherche sur le
cancer en l’an 2000, dans 13 pays d’Europe, de l’Amérique du Nord (dont
le Canada) et en Nouvelle-Zélande.

Elle visait à établir un lien causal entre l’utilisation du
cellulaire sur une période de dix ans et le risque de développer un
cancer du cerveau, du nerf acoustique et de la glande parotide
(salivaire).

La majorité des individus examinés utilisaient leur cellulaire entre
2 h et 2 h 30 par mois, en moyenne. Environ 10 % des utilisateurs en
faisaient usage environ une demi-heure par jour.

Des adultes âgés de 30 à 59 ans ont été interrogés, mais une étude
portant sur les jeunes et les adolescents, Mobikids, est en cours.

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