Le Canada dénonce le manque de respect à la vie privée de Google
Au même titre que ses
homologues de neuf autres pays, Jennifer Stoddart, la commissaire à la
vie privée du Canada, accuse Google de ne pas avoir respecté la vie
privée des citoyens en raison du lancement bâclé de son service Buzz.
La Canadienne Jennifer Stoddart et les responsables de la protection de la vie privée des neuf autres pays ont donc envoyé une lettre d’avertissement
collective à Eric Schmidt, le PDG de Google, et à d’autres entreprises
multinationales fautives pour les inciter à respecter le droit à la vie
privée des internautes.
La commissaire à la vie privée du Canada explique que des
entreprises comme Google approuvent souvent les valeurs du droit au
domaine privé, mais cela ne se reflète que trop peu souvent quand vient
le temps de lancer de nouveaux produits. Ce qui a notamment retenu
l’attention des gardiens de la vie privée est le lancement du réseau
social Buzz de Google.
À la suite de son lancement, le réseau social Buzz s’est
automatiquement fait annexé au service de messagerie Gmail de Google.
Pour éviter que les usagers de Gmail «ne partent de rien» en explorant
Buzz, Google avait ajouté les contacts avec lesquels un usager de Gmail
interagissait le plus à son réseau Buzz, et ce, sans préavis ou
permission.
Cette situation avait soulevé la grogne chez les utilisateurs de
Gmail, ce qui avait incité Google à s’en excuser et à apporter les
modifications requises à son service. Les 10 auteurs de la lettre ont
qualifié l’incident de «triste épisode en regard aux normes et lois
relatives au respect à la vie privée».
Parmi les pays signataires de la lettre se retrouvent la France,
l’Allemagne, Israël, l’Italie, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande,
l’Espagne et le Royaume-Uni. Les 10 responsables à la protection de la
vie privée tiendront une conférence aujourd’hui à Washington où se
tient le congrès annuel de l’International Association of Privacy Professionnals. Ces 10 pays y représenteront plus de 375 millions de personnes.
Par ailleurs, le New York Times indique qu’à la suite des attaques
informatiques chinoises subies l’année passée, des pirates ont dérobé
le programme qui permet à Google de contrôler l’accès à la majorité de
ses services en ligne. Google a uniquement commenté cette affaire pour
affirmer qu’aucune donnée personnelle n’avait été dérobée dans les
comptes des usagers de Gmail.