Un dossier de santé électronique aux États-Unis d'ici 2014
Pendant que
l’informatisation des dossiers médicaux et ses modalités d’utilisation
accusent retard et divergence au Canada, certaines multinationales
américaines s’organisent pour faire bouger les choses.
Au Québec, le gouvernement doit décider
prochainement s’il veut emprunter cette avenue. Le projet-pilote géré
par la région de Québec n’est toujours pas complété. L’Ontario, quant à
elle, aurait dépensé près d’un milliard de dollars sur 10 ans afin de
créer et de faire avancer le projet des dossiers électroniques, selon
un rapport du vérificateur général.
Pendant ce temps aux États-Unis, entreprises spécialisées et autres établissements de santé travaillent main dans la main pour informer et conseiller la population. Google, par l’entremise de Google Health, et Microsoft, par le biais de HealthVault,
visent à créer des synergies avec certains acteurs du milieu. Des
chaînes de pharmacies comme Walgreen et CVS Caremark offrent la
possibilité à leurs clients de visionner leur historique de
prescriptions pour téléchargement vers l’une ou l’autre des plateformes
offertes. D’autres documents peuvent aussi y être importés, tel que des
résultats d’examens de laboratoires et des résumés de visites médicales.
Le Dossier de santé électronique fait partie des objectifs à
atteindre de l’administration Obama. Grâce à l’octroi de sommes
colossales, le travail pourrait être terminé d’ici 2014.
D’autres pays suivent également la cadence. Le Danemark est d’ailleurs
déjà doté d’une base de données centrale pour les professionnels de la
santé.