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3 sources d’inquiétude concernant les Jeux olympiques de Rio

A worker walks past a sign for the Rio Olympics while making preparations at Olympic Park in Rio de Janeiro, Brazil, Wednesday, July 27, 2016. (AP Photo/Charlie Riedel) Photo: The Associated Press

Oublions le virus Zika, dont le niveau de risque serait bas à Rio, selon la directrice de l’Organisation mondiale de la santé. Les Jeux olympiques, qui débutent vendredi, sont au cœur de bien d’autres sources d’inquiétudes. Tour d’horizon.

Criminalité et considérations sécuritaires 

Il y a le fait que le Brésil est «un des pays les plus violents du monde, avec un taux d’homicide de 27,1 par 100 000 habitants. Une grande partie de la violence et de la criminalité peut être liée à des opérations de trafic d’armes et de drogue par de groupes du crime organisé», comme l’a affirmé dans un rapport Paula Miraglia, une chercheure au Brookings Institute. D’un autre côté, Forbes rapportait mardi dernier que le Brésil a le 2e taux le plus élevé de fraude des cartes de crédit du monde.

Il y a aussi l’histoire de Jason Lee, cet athlète Néo-Zélandais de jiu-jitsu qui affirme avoir été kidnappé par des policiers il y a un peu plus d’une semaine, et avoir été forcé de retirer de l’argent pour se faire libérer. Lee a depuis fui le Brésil avec sa conjointe – ils sont maintenant à Toronto – après qu’un officier de la police militaire eut cogné à leur porte pendant la nuit; une tentative d’intimidation selon eux. Ils avaient rapporté l’incident à un différent corps de police et cette visite impromptue prouve, selon eux, que des renseignements supposément confidentiels avaient été partagés.

On apprenait aussi le 21 juillet par le Wall Street Journal que des gens sans expérience en sécurité et avec une formation minimale ont été engagés pour opérer les machines à rayon X et pour inspecter les spectateurs afin de s’assurer qu’ils ne transportent pas d’armes. «Si je dois fouiller quelqu’un, et que cette personne possède une arme ou une bombe, alors quoi? Je ne saurais pas quoi faire», a confié une femme qui a été engagée pour la tâche.

Cela, sans oublier que le maire de Rio, Eduardo Paes, a confié à CNN au début du mois que l’État ne remplissait pas son rôle pour assurer la sécurité des gens. «C’est le problème le plus sérieux de la ville, et l’état fait un boulot terrible».

Oh, et on vend dans la ville de la cocaïne vendue dans des sachets illustrant le logo des Jeux et les anneaux olympiques. Sympa.

Les eaux contaminées

Les eaux dans lesquelles se tiendront certaines compétitions sont plus qu’inquiétantes, elles seraient dangereusement contaminées, selon ce qu’on rapporté plusieurs médias. De vrais égouts, dit-on.

Déjà, en juin, Reuters rapportait que des scientifiques avaient trouvé de «dangereuses super-bactéries résistantes aux antibiotiques» au large des plages où se tiendront des compétitions de natation, de canot et d’aviron. Des experts ont même affirmé au New York Times que les athlètes feraient mieux de garder leurs bouches fermées. «Ils vont littéralement nager dans la merde», a prévenu un médecin.

Pour diminuer les risques, l’équipe d’aviron américaine sera d’ailleurs vêtue de combinaisons antibactériennes, a relevé l’Associated Press. Cette tactique pourrait toutefois ne pas être suffisante, selon Wired.

Logements insalubres

Pas d’eau chaude, plomberie défectueuse, fils dénudé: les plaintes concernant l’hébergement des athlètes ont aussi fait les manchettes. La délégation d’Australie a initialement refusé d’y établir ses sportifs. Le Bélarus a qualifié le Village olympique de «non sanitaire». Les Italiens ont engagé leurs propres plombiers et électriciens pour régler certains problèmes. Les Argentins auraient quant à eux déjà levé le camp, selon le Wall Street Journal.

Comme si ce n’était pas assez, Reuters rapportait jeudi dernier que le Comité international olympique (CIO) avait prévenu, il y a cinq ans, les organisateurs des Jeux de 2016 que leurs contrats de construction pouvaient inciter les développeurs à tourner les coins ronds.

Bons Jeux de Rio!

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