Soutenez

Despatie prudent sur ses résultats à Londres

Alexandre Despatie a confirmé qu’il sera des Jeux de Londres, mais le plongeur vedette n’a toujours pas pratiqué ses plongeons de compétition depuis la blessure qu’il a subi à la tête le 12 juin.

«Je suis heureux de vous dire que je serai à Londres. J’aurais pu vous annoncer une nouvelle totalement opposée», a lancé jeudi, sans excès de confiance, un Alexandre Despatie très réaliste.

Le principal défi du Québécois est maintenant de reprendre la préparation olympique à pas de tortue, au jour le jour. «On suit tout by the book», a assuré l’athlète devant une salle remplie de journalistes.

Ce qui veut dire que le plongeur n’a toujours pas tenté de refaire le triple saut périlleux et demi retourné lors duquel il s’est blessé à Madrid. À moins d’un mois de sa première épreuve. «Oui j’y pense, a avoué Despatie. C’est certain que j’aurai une crainte quand je vais le refaire. Mais la bonne nouvelle, c’est que j’ai tout oublié ce qui est arrivé!»

Avec son entourage, Despatie se concentre surtout sur l’aspect psychologique de son retour. «Deux ou trois heures après l’accident, j’ai pensé au pire, mais aujourd’hui, ce n’est pas une option d’être négatif», a souligné le plongeur.

[pullquote]

Les attentes du Lavallois seront-elles à la baisse à Londres? Après une hésitation, Despatie a indiqué que «ce n’est pas le moment de penser aux résultats», qu’il n’est «pas rendu là» dans sa préparation. Il ajoutera toutefois plus tard que «le simple fait d’être aux Jeux est déjà un accomplissement». Une fois sur le tremplin toutefois, il sait qu’il voudra décrocher la médaille d’or, la seule qui manque à son palmarès.

Sa mère, Christiane, a peut-être douté davantage sur la participation de son fils à ses quatrième Jeux. «En tant que mère, je crois qu’il n’a plus rien à prouver, a-t-elle indiqué. Le plus important pour un parent, c’est la santé de son enfant. Mais nous appuyons Alexandre à 100 %.»

Porte-drapeau
Alexandre Despatie a affirmé à la presse qu’il ne porterait pas le drapeau lors des cérémonies d’ouverture. Le plongeur aurait refusé l’offre avant même sa blessure à la tête, pour éviter les distractions.

Le triathlète Simon Whitfield, le vétéran cavalier Ian Millar, la cycliste Clara Hughes ou la joueuse de soccer Christine Sinclair semblent être les favoris dans la course au porte-drapeau.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.