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Sylvie Bernier: la partisane numéro un des athlètes

Photo: Brigitte Bouvier

Avec Mark Tewksbury, Sylvie Bernier sera à la tête d’une délégation de près de 300 athlètes canadiens à Londres.

Sylvie Bernier est fébrile mais remplie d’espoir à quelques jours de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Londres. La chef de mission adjointe ne chômera pas pendant les prochains jours. La médaillée d’or en plongeon des Jeux de 1984 s’est entretenue avec Métro.

Comment voyez-vous votre rôle de chef de mission adjointe? Vous allez être une coach, une maman ou une amie des athlètes?
On a plusieurs chapeaux, suivant d’où on vient et avec qui on est. Sur les sites de compétition, on est là comme partisans, comme amis, comme confidents. Pas juste pour l’athlète, mais aussi pour la famille et les entraîneurs. On devient une ressource s’ils ont besoin de quoi que ce soit. On ne se substitue pas à l’entraîneur, mais on est toujours là pour les athlètes.

Est-ce que le rôle de chef de mission existait en 1984?
Oui. Ç’a toujours existé, mais c’est assez récent qu’on demande à d’anciens olympiens de jouer ce rôle-là. Les athlètes comprennent très bien, évidemment, ce que vit un autre athlète. Cette année, c’est la première fois que deux médaillés d’or mèneront l’équipe [Mark Tewsbury, le chef de mission, a gagné l’or en 1992 en natation].

Vous avez été chef de mission à Pékin. Comment pouvez-vous comparer la délégation de 2008 à celle de 2012?
Ce qu’il y a de particulier et d’encourageant avec cette équipe-ci, c’est qu’il y a un bon équilibre entre les vétérans et les jeunes. Ça crée de belles discussions. Nous aurons un peu moins d’athlètes qu’à Pékin, et je crois qu’il y aura un peu plus de femmes que d’hommes. Pour ce qui est de la qualité de l’équipe, on est toujours fiers de nos athlètes.

Des programmes comme À nous le podium ont grandement aidé les athlètes à Vancouver, en 2010. Est-ce que les sports d’été bénéficient du même soutien au Canada, à votre avis?
Oui. À nous le podium appuie aussi les sports d’été. Le souci de réussite est aussi présent pour les athlètes d’été que pour ceux d’hiver. On est sûrs que ce programme peut faire une différence dans nos résultats.

Quelques délégations ont édicté des règles très strictes concernant l’utilisation des réseaux sociaux par leurs athlètes durant les Jeux. Le Canada laissera le champ libre à ses athlètes. Est-ce que cette décision s’est prise facilement?
Oui. On a dit à nos athlètes : «Si vous êtes des habitués des réseaux sociaux, il n’y a aucune raison de cesser.» On les encourage donc à partager leur expérience et à communiquer avec leurs partisans, leurs amis et leurs familles. En ce qui concerne ceux qui ne sont pas sur les réseaux, on leur demande de ne pas s’initier à ce type de communication à quelques jours des Jeux olympiques. Sinon, on suit vraiment la ligne directrice du Comité international olympique.

Vous allez tweeter aussi de votre côté?
Oui. Je suis sur Twitter depuis un mois (@BernierSylvie). Je voulais m’initier parce que je serai un témoin privilégié des Jeux. Je vais pouvoir envoyer des photos et parler de mon expérience.

La vie au village olympique, ça ressemble à quoi? Que pouvez-vous nous en dire?
Vous savez, la vie d’un olympien, c’est assez structuré. Au village, les athlètes peuvent s’entraîner, rencontrer le psychologue sportif ou discuter avec des confrères dans les salles de repos. C’est quand même assez tranquille. Tant que l’athlète n’a pas compétitionné, il a une vie assez organisée quant à l’entraînement, à l’alimentation et au sommeil. Une fois la compétition passée, on voit moins les athlètes parce qu’ils veulent passer du temps avec leur famille et sortir en ville.

Avez-vous parlé à Alexandre Despatie dernièrement?
J’ai parlé davantage à sa mère. Mais la dernière fois que je lui ai écrit, il allait très bien. Il était heureux et soulagé d’avoir repris ses plongeons. Maintenant, il doit poursuivre l’entraînement et rester en forme. D’être rendu là après ce qu’il a vécu, ça montre plus qu’une force de caractère.

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