Krolicki et Shome ont répondu à l’appel
MONTRÉAL — Samuel Piette avait disputé les 1567 premières minutes de la saison de l’Impact, quand le milieu de terrain repentignois a dû finalement quitter le terrain samedi, en raison d’une blessure à la hanche.
Comble de malheur, la formation montréalaise avait libéré son seul autre milieu défensif naturel, Marco Donadel, la semaine précédente. L’entraîneur-chef Rémi Garde s’est donc tourné vers Ken Krolicki pour prendre la relève et le joueur recrue a remercié son entraîneur en aidant l’Impact à défaire le Sporting Kansas City 2-0.
«Ça nous a mis dans une position que nous ne connaissions pas puisque Sam était indéboulonnable depuis le début de la saison, a noté Garde après le match. Malgré tout, la réorganisation s’est bien passée. Ken est un joueur intelligent, qui comprend vite les choses, et surtout qui aime se mettre au service de l’équipe — comme Sam d’ailleurs. J’ai l’impression de parler du même joueur!»
Krolicki avait été principalement utilisé sur le flanc droit au milieu du terrain depuis le début de la saison. L’Américain de 22 ans a beau avoir été repêché au troisième tour en janvier, 53e au total, il continue d’obtenir des responsabilités importantes de la part de son entraîneur et il a franchi les 1000 minutes d’utilisation, samedi.
«Ken a beaucoup grandi dans cette équipe, a mentionné le gardien Evan Bush. Il sait ce que l’équipe attend de lui et il est l’un des joueurs qui travaillent le plus fort au sein de cette équipe. Quand il reçoit le ballon, il fait de bons jeux simples. Sam est difficile à remplacer et je ne crois pas qu’il s’agisse de la position naturelle de Ken. Il s’est retrouvé avec la responsabilité de couvrir l’espace devant les défenseurs par lui-même, un rôle très important.
«Ken travaille tellement fort qu’il faut parfois le diriger un peu. Il a bien fait.»
Krolicki a d’ailleurs mentionné que Garde lui avait donné des consignes claires à la mi-temps.
«Je devais être un peu plus prudent quand je voulais aller de l’avant, a-t-il indiqué. L’entraîneur a été clair à la mi-temps, il m’a dit que je devais rester derrière. Ç’a simplifié mes tâches.»
Garde a mentionné après la rencontre qu’il avait espoir que l’absence de Piette ne soit pas très longue puisqu’il ne s’agissait pas d’une blessure musculaire. De son côté, Krolicki s’est dit prêt à continuer l’expérience si nécessaire, affichant une confiance inébranlable malgré son jeune âge.
«Samuel est certainement un joueur difficile à remplacer, un joueur important au sein de l’équipe, a d’abord insisté Krolicki. Si l’entraîneur a besoin de moi à cette position, je suis plus qu’à l’aise de le faire. Je crois pouvoir être dominant à cette position.»
Garde a aussi eu de bons mots pour Shamit Shome, qui a fait son entrée sur le terrain à la place de Piette à la 38e minute et qui a hérité du poste occupé jusque-là par Krolicki sur le terrain.
«J’ai choisi Shamit parce que je n’avais pas trop d’autres choix si je ne voulais pas changer le système, a expliqué Garde. Shamit a bien fait aussi. Je sais qu’il a fait un bon tournoi à Toulon (avec l’équipe U21 du Canada) et quand un jeune dispute des matchs, il prend confiance. Je n’ai donc pas vraiment hésité, pas eu peur, également parce que Shamit est aussi un garçon qui travaille très bien.»
Sélectionné en deuxième ronde du repêchage de 2017, 41e au total, Shome avait été limité à huit minutes de jeu en MLS avant d’être envoyé dans la fosse aux lions pour les six dernières minutes de la victoire de 2-0 de l’Impact contre l’Orlando City SC le week-end dernier. Face au Sporting, samedi, il a enfin profité d’un peu plus de temps pour démontrer ses habiletés et a bien répondu à l’appel.
On répète souvent que les bonnes équipes profitent d’une compétition à l’interne pour pousser tout le monde à être à son meilleur. L’éclosion de Krolicki et celle potentielle de Shome arrivent donc à point pour l’Impact, qui disputera sept matchs en juillet et qui pourrait avoir besoin de tout son monde.