Les Alouettes, la pire équipe de première place?
Aigre-doux. C’est le goût que nous laisse en bouche cette saison 2012 des Alouettes de Montréal.
Aigre parce qu’on voit jouer une équipe inconstante ayant une forte tendance à l’autodestruction. Et doux parce que ce même groupe de joueurs réussit tout de même à gagner sa part de matchs importants.
La relation amour-haine entre les partisans de football montréalais et leur club n’a sans doute jamais été aussi intense. Rarement les Oiseaux ont-ils été aussi imprévisibles. On n’a jamais vu la troupe de Marc Trestman marcher aussi souvent au bord du gouffre sans y tomber.
Et, l’air de rien, contre les Argonauts de Toronto dimanche dernier, cette même formation s’est assurée de jouer une partie au Stade olympique pour les séries éliminatoires : presque une tradition à Montréal. Lors de ce match le week-end dernier, les Montréalais ont encore trouvé le moyen d’éviter le désastre.
C’est assez incroyable. Malgré toutes les tares qui les affligent – une défensive souvent chancelante, des unités spéciales douteuses et une attaque décimée par les blessures –, les Alouettes trouvent une façon de gagner, et ça, c’est la meilleure nouvelle qui soit.
C’est sans doute la pire équipe de première place qu’on ait vue lors des dernières campagnes de la LCF, mais il n’en demeure pas moins que ça reste une équipe de première place! Le navire montréalais a pris l’eau à maintes reprises cette saison, mais on est toujours parvenu à boucher les fuites et à empêcher l’embarcation de couler. L’inconstance, on l’a palliée avec du caractère.
Terminer en force
Pour revenir à notre métaphore navale, les Alouettes devront toutefois trouver une certaine erre d’aller avant d’amorcer les séries en novembre. Ils auront trois rencontres pour aller chercher le momentum nécessaire afin de s’aventurer dans les eaux tumultueuses des éliminatoires.
Cette équipe a montré qu’elle peut gagner des matchs en jouant de façon ordinaire. Lui reste maintenant à prouver qu’elle peut le faire de façon convaincante : quelque chose qu’on n’a pas vu souvent cette saison.
Honneur et blessures
Les Alouettes ont reçu une bonne et deux mauvaises nouvelles hier.
- D’abord la bonne. Le secondeur des Alouettes de Montréal Shea Emry a été choisi Joueur défensif par excellence de la dernière semaine d’activités dans la LCF, en plus d’hériter du titre de Joueur canadien.
- Maintenant les mauvaises. Le receveur Brandon London, blessé au genou, sera absent pour une période de quatre à six semaines, tandis que le porteur de ballon Victor Anderson, qui souffre d’une commotion cérébrale, ne sera pas en uniforme pour le match de samedi contre les Roughriders de la Saskatchewan.