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Venus et Serena Williams, figures inspirantes

Venus et Serena Williams, figures inspirantes
Photo: ELISE AMENDOLA / The Associated PressELISE AMENDOLA / The Associated Press

NEW YORK — Plusieurs amateurs s’étaient rassemblés pour voir Venus Williams s’entraîner avec Sachia Vickery, aux Internationaux des États-Unis. Des enfants se tenaient près de la clôture, dans l’attente d’un autographe.

La championne de sept grands tournois aidait Vickery à se préparer pour son match de première ronde. Vickery a perdu, mais le frisson de frapper des balles avec son idole, voilà un souvenir qui va durer.

«J’en suis encore marquée, a concédé Vickery, une Afro-Américaine de 23 ans.

Venus et Serena Williams incarnent des figures de référence. Leurs 30 titres combinés en Grand Chelem ont changé le tennis, depuis une vingtaine d’années.

De nombreux enfants américains de couleur prennent part à des programmes pour les jeunes, souvent inspirés par les soeurs de 36 et 38 ans.

«Il y a certainement plus de diversité ethnique depuis leur entrée en scène, mentionne D.A. Abrams, responsable de la diversité et de l’inclusion à la USTA. On le voit dans les tournois juniors de haut niveau.»

La junior N ° 1 est une Afro-américaine de 14 ans, Cori « Coco » Gauff. Elle s’est déjà entraînée sur les mêmes terrains que les soeurs Williams à Delray Beach, en Floride. Elle a triomphé à Roland-Garros cette année. Patrick Mouratoglou, l’entraîneur de Serena, a travaillé avec Gauff à son académie, à Paris.

«Cori a des habiletés incroyables, estime Mouratoglou. Le reste, il faut travailler pour l’obtenir. Et elle travaille fort.»

Plusieurs jeunes Noirs se trouvaient à Flushing Meadows cette année, incluant les Canadiens Félix Auger-Aliassime et Françoise Abanda.

«J’ai grandi en regardant les soeurs Williams», a dit Abanda.

Quand elle avait 14 ans, l’athlète qui en a maintenant 21 les a vues jouer à Toronto, à la Coupe Rogers.

«J’apprécie Venus, qui joue depuis tellement longtemps et à un niveau élevé, a continué Abanda. Elles ont vraiment des jeux en puissance et elles en tirent le maximum.»

Des milliers de partisans et de jeunes aux racines diverses, prenant part à des camps de tennis, ont assisté aux qualifications gratuites avant le tournoi, au centre qui porte le nom de Billie Jean King.

Le tennis était largement un sport de personnes blanches quand King était une adolescente, dans les années 1950. En 1956, l’Américaine Althea Gibson est devenue la première Noire à remporter un titre du Grand Chelem, à Roland-Garros. Ashe a triomphé à New York en 1968. En début de carrière, tous deux ont dû participer à des tournois pratiquant la ségrégation.

«Les joueurs d’aujourdhui sont plus représentatifs de la société dans son ensemble, a dit King. C’est une grande amélioration par rapport à mon époque. Les jeunes peuvent constater ce changement et aspirer à en faire partie.»

King aimerait toutefois voir plus de diversité à des poste de gestion et parmi les entraîneurs – plus de femmes et de gens des minorités.

Au top 100 de la WTA, on trouve six Afro-Américaines dont la championne en titre à Flushing Meadows, Sloane Stephens, au troisième rang. Les autres sont Madison Keys (14e), Venus (16e), Serena (26e), Taylor Townsend (73e) et Vickery (78e).

Plusieurs programmes tentent de diversifier le tennis aux États-Unis. Les sœurs Williams ont une académie à Los Angeles et Kamau Murray, l’entraîneur de Stephens, a récemment ouvert un complexe de 16,9 M $ dans le secteur sud de Chicago.

«Le tennis américain est vraiment florissant en ce moment, en particulier les femmes, a dit Stephens qui, dans sa jeunesse, avait un poster de Serena sur son mur. Nous représentons quelque chose de vraiment fort et de très puissant.»

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