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Marianne St-Gelais : «Ça fait trois ans qu’on vise l’or»

Marianne St-Gelais sera sur la glace ce week-end pour rencontrer les jeunes patineurs de demain.

L’athlète de 22 ans participera à un cours de patinage de vitesse courte piste bien spécial samedi à l’Aréna Maurice-Richard, auquel prendra part une quarantaine de jeunes patineurs. Dans le cadre de cette initiattive, la médaillée olympique a parlé à Métro de son début de saison et de ses objectifs pour 2012.

L’équipe canadienne a connu une performance historique durant la Coupe du monde à Montréal, avec une récolte de 12 médailles. Êtes-vous encore sur un nuage?
Après un gros week-end comme ça, c’est sûr qu’il y a un certain high, mais on se contrôle assez bien. Après une Coupe du monde, on a droit à deux jours de congé, donc on peut décompresser. Une fois de retour à l’entraînement, il est toutefois important de bien se concentrer sur ce qui nous attend. Personne ne peut se permettre de vivre sur ses victoires. C’est quelque chose que l’équipe a bien compris. Ça fait des années qu’on voit des têtes d’affiche de l’équipe nationale qui n’ont jamais eu la grosse tête. Ce n’est pas difficile pour nous de remettre le compteur à zéro et de recommencer à nous entraîner à fond.

L’équipe canadienne semble extrêmement soudée. Est-ce seulement une impression?
Nous sommes très proches. Prenons l’exemple de Valérie [Maltais] et moi. On s’entraîne ensemble depuis qu’on a 15 ans. On se connaît depuis longtemps. Quand je vois une coéquipière qui va bien, ça me fait plaisir, et si une se blesse, ça me fend le cœur. On s’entraîne tellement fort ensemble pour réussir.

Parlant d’équipe, quels sont les objectifs pour les relais féminins cette année?
Je me permets de parler pour les filles, car je suis certaine qu’elles seraient d’accord. On vise l’or. Ça fait trois ans qu’on vise l’or et ce n’est jamais arrivé. Ça fait cinq ans que je suis sur l’équipe nationale et je n’ai jamais eu de médaille d’or au relais. C’est quelque chose qu’on veut réussir. Et on sait qu’on a l’équipe pour y arriver. Par contre, il nous manque encore un petit quelque chose, et on sait pas c’est quoi.

Votre grande rivale, la Chinoise Wang Meng, est de retour à la compétition après une longue absence. Est-ce que cela vous donne une motivation supplémentaire?
En fait, je suis contente de la voir cette année. C’est spécial, la relation que j’ai avec elle. Nous avons une rivalité, mais je l’aime bien, cette fille-là. Je la trouve super sympathique. Je sais aussi qu’elle peut nous apporter énormément. C’est une fille qui est extrêmement forte. Elle a un premier tour de 500 m très impressionnant. En tant qu’équipe, on a beaucoup à aller chercher d’elle.

Vos distances de prédilection sont le 500 m et le 1 000 m. Il avait toutefois été question que vous couriez le 1 500 m cette saison. Est-ce encore une possibilité?
Plus les essais olympiques approchent, plus je me dis qu’une corde de plus à mon arc m’aiderait à me qualifier. Le 1 500 m n’a jamais été une distance que j’ai aimé courir. Je trouvais ça trop long. Je me suis toujours considérée comme une sprinteuse. Je me créais une barrière. Je continue de dire que ce n’est pas ma force, mais je pense que j’ai un certain potentiel.

À la fin du mois de novembre, vous partez pour l’Asie pour y disputer deux Coupes du monde. Quels sont les objectifs de l’équipe durant ce voyage?
Seulement faire les meilleures courses possible. Il reste peu de temps avant les essais et les Jeux; chaque course est importante. C’est sûr qu’on veut gagner, mais on veut surtout faire d’excellentes courses.

Le cours
Le cours de patinage, une initiative de Samsung, accueillera une quarantaine de jeunes patineurs à l’Aréna Maurice-Richard le samedi 10 novembre.

Plusieurs des meilleurs patineurs du Canada, dont Marianne St-Gelais, Valérie Maltais et Charles Hamelin, seront sur place. Ils enseigneront les rudiments de leur sport aux débutants et donneront des conseils plus pointus aux jeunes
plus expérimentés.

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