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1000e match de Plekanec: «Je n’aurais jamais rêvé arriver à ce point»

Photo: Getty images

BROSSARD, Qc — Un virus a terrassé Carey Price samedi et Andrew Shaw lundi matin. C’est probablement la seule chose qui pourrait empêcher Tomas Plekanec de disputer sa 1000e rencontre dans la Ligue nationale de hockey, en soirée contre les Red Wings de Detroit.

Lorsqu’il a donné ses premiers coups de patin sur une patinoire de la LNH le 31 décembre 2003 à Dallas, Plekanec était loin de s’imaginer qu’il jouerait au moins 999 autres matchs au fil des années. Et pour ça, le vétéran tchèque n’a pas manqué de remercier les gens autour de lui.

«Comme je l’ai déjà dit, c’est un beau plateau et je n’aurais jamais rêvé arriver à ce point. Tout le mérite revient aux gens à l’arrière-plan que l’on ne voit pas nécessairement autant. Je pense aux soigneurs — comme Graham (Rynbend) qui a passé 15 ans avec moi — qui m’ont aidé à participer à des matchs dans lesquels je n’aurais pas pensé pouvoir jouer, aux coéquipiers qui m’ont transporté lors de soirées où je n’étais pas à mon meilleur et, bien sûr, à ma famille.»

Plekanec, qui totalise 232 buts et 607 points en carrière, admet ne pas avoir gardé de souvenirs particuliers de son tout premier match, si ce n’est de l’excitation que ressent tout joueur qui vit pareil moment. Il peut toutefois dire avec assurance qu’il portait son fameux col roulé!

«Ça fait longtemps, mais quand c’est ton premier match dans la LNH, c’est une soirée spéciale. Je n’ai probablement pas joué beaucoup. Je me souviens de la soirée mais pas de moments de la partie en tant que tel.»

Lors de ce verdict nul de 1-1, Plekanec avait effectué 14 présences sur la patinoire, joué pendant 10:40 minutes secondes et n’avait récolté ni points ni tirs en direction de Marty Turco.

À l’époque, le capitaine du Canadien était Saku Koivu — qui n’avait pas joué — et l’entraîneur-chef était Claude Julien.

Ce dernier, en fait, est le seul lien entre les 1er et 1000e matchs de Plekanec dans la LNH et Julien ne s’est pas fait prier pour rendre hommage à Plekanec.

«Je l’ai eu la première fois qu’il est arrivé au Canada, a relaté Julien en faisant allusion aux moments qu’ils ont passés ensemble avec les Bulldogs de Hamilton en 2002-2003, et je l’ai à son 1000e match.

«Je suis content de faire partie de sa célébration de 1000 matchs. C’est tout un exploit pour un joueur, surtout quand on sait qu’il a passé la majorité de sa carrière à Montréal. C’est tout un défi pour un joueur. Un joueur qui a apporté beaucoup de bonnes choses à l’organisation.»

Au fil du temps, Julien n’a jamais hésité à louer le professionnalisme de Plekanec. Ce fut de nouveau le cas, lundi.

«Il s’entraîne bien, c’est un bon exemple. Il a beaucoup d’expérience pour partager avec une jeune équipe comme celle que nous avons présentement. C’est de l’expérience dont nous avons besoin sur la patinoire aussi. Il est respecté par tous ses coéquipiers, les entraîneurs et l’état-major.»

À bientôt 36 ans, Plekanec sait qu’il est au crépuscule de sa carrière. Il la poursuit une journée à la fois.

«Je veux simplement aider l’équipe chaque fois que je joue. Lorsque je suis sur la glace, je veux faire mon travail aussi bien que possible, peu importe mon rôle. Je regarde devant moi. Tant et aussi longtemps que je peux patiner et que je me sens bien, je veux continuer de jouer.»

Retrouvailles pour Ouellet
Alors que la visite des Red Wings revêtira un cachet historique pour Plekanec, elle fera revivre des souvenirs au défenseur Xavier Ouellet. Certains agréables, d’autres peut-être un peu moins.

Dans cette dernière catégorie semble se classer sa relation avec l’entraîneur-chef Jeff Blashill, qui l’a dirigé à Grand Rapids dans la Ligue américaine et dans 116 de ses 141 matchs avec les Red Wings.

«Je n’ai pas trop de commentaires là-dessus, je ne sais pas trop quoi dire. Il y a des choses que tu ne contrôles pas en tant que joueur. Il faut que je me concentre sur le fait de jouer. Lui, il prenait des décisions en tant qu’entraîneur par rapport à la formation et je n’avais rien à dire là-dessus. Je me suis concentré à travailler sur moi-même et ça m’a amené où je suis aujourd’hui.»

Malgré cela et le fait que les Red Wings ont décidé de racheter son contrat au début de l’été, Ouellet garde en tête plusieurs beaux moments de son passage à Detroit.

«J’ai commencé ma carrière avec les Red Wings, ils m’ont repêché. Il y a mon premier camp d’entraînement avec des joueurs comme (Nicklas) Lidstrom et (Pavel) Datsyuk. Mon premier match, mon premier but; toutes mes premières sont à Detroit. J’ai de beaux souvenirs des coéquipiers, de l’organisation en général.»

Si quelque part dans son for intérieur, Ouellet voudra prouver que les Red Wings se sont trompés, il lui importe davantage de contribuer aux succès de sa nouvelle équipe.

«J’essaie surtout d’aider l’équipe ici à gagner des matchs. Je pense que c’est ce que j’ai réussi à faire depuis le début de la saison et collectivement, il faut continuer de faire ça.»

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