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Un an après les Jeux olympiques, Mikael Kingsbury demeure passionné et affamé

Un an après les Jeux olympiques, Mikael Kingsbury demeure passionné et affamé
Photo: Paul Chiasson / La Presse CanadienneMikael Kingsbury. Paul Chiasson / La Presse Canadienne

CALGARY — Il a gagné tout ce qu’il est possible de gagner en ski de bosses et pourtant, Mikael Kingsbury demeure affamé.

C’est commun parmi les athlètes ayant accédé au podium olympique de faire une pause la saison suivante ou, à tout le moins, de sauter les premières compétitions du calendrier. Mais Kingsbury ne semble atteint d’aucun creux mental après avoir gagné l’or à Pyeongchang, en Corée du Sud l’année dernière.

L’athlète de 26 ans de Deux-Montagnes a lancé la saison 2018-2019 avec deux victoires consécutives lors d’épreuves comptant pour la Coupe du monde. Ces triomphes lui procurent une longueur d’avance dans ce qui pourrait mener à un huitième globe de cristal d’affilée à titre de champion de la saison.

«Il a terminé l’année olympique et lorsque nous avons commencé à travailler ensemble, il affichait une motivation comme je n’en ai jamais vu», a déclaré l’entraîneur canadien Michel Hamelin.

«C’était fou. Il voit constamment le prochain palier. Le prochain palier en matière de vitesse, de sauts plus périlleux.»

Il semble que le maillot jaune au numéro un, réservé au meneur du classement de la saison, semble fixé en permanence sur Kingsbury. Le fait de le porter semble attiser la flamme qui brûle en lui.

«J’aime que les autres me pourchassent. J’aime porter ce maillot. Je le porte depuis si longtemps, ça me semble correct lorsqu’il est sur moi.»

Le roi des bosses attire toute l’attention à Calgary, où il compte sept victoires en carrière. Les qualifications auront lieu vendredi et les finales suivront samedi.

La délégation-hôtesse du Canada réunira aussi la Montréalaise Justine Dufour-Lapointe, championne olympique en 2014, et sa soeur Chloé Dufour-Lapointe, médaillée d’argent.

Le vétéran québécois Philippe Marquis montera sur les pistes pour la première fois de la saison. Il a accédé à la finale à Pyeongchang malgré un genou gauche privé d’un ligament croisé antérieur.

Quelques jours après être rentré au pays, il subissait une opération pour remplacer le ligament blessé.

Les Québécois Laurent Dumais, Kerrian Chunlaud, Simon Lemieux, Gabriel Dufresne, Elliot Vaillancourt prendront part aux qualifications vendredi, tout comme Brendan Kelly et Jordan Kober, de la Colombie-Britannique, Ryan Portello, de l’Alberta, et Robbie Andison, de l’Ontario.

Le top-16 à l’issue des qualifications seront de la finale samedi, et les six premiers accéderont à la super finale.

Les qualifications chez les dames auront lieu samedi matin avant les rondes éliminatoires. Laurianne Desmarais-Gilbert, de Sainte-Adèle, Sofiane Gagnon, de la Colombie-Britannique et Maia Schwinghammer, de la Saskatchewan, se joindront aux soeurs Dufour-Lapointe en vue des qualifications.

Éviter les blessures

Kingsbury a remporté le trophée Lionel Conacher à titre d’athlète masculin de l’année de La Presse Canadienne en 2018, ainsi que le trophée Lou Marsh, décerné par le Toronto Star au meilleur athlète au pays. Il est devenu le premier spécialiste du ski acrobatique à remporter de tels honneurs.

Kingsbury a donné l’impression que tout était facile lors de la session d’entraînement tenue jeudi grâce à des skis rapides et des manoeuvres acrobatiques osées.

Toutefois, l’endurance de Kingsbury en tant qu’athlète a également mené à une collection d’honneurs qui inclut une médaille d’or olympique, une d’argent, sept médailles aux championnats du monde et un record de 52 victoires en Coupe du monde.

Sa charpente, compacte, nécessitera plus de soins au cours des années menant aux Jeux olympiques d’hiver de 2022 à Pékin.

Kingsbury entame une phase de sa carrière où l’écart le séparant d’une blessure grave s’amincit à cause de l’usure de son corps, et son âge.

«Je vieillis, c’est sûr et je dois donc faire attention à l’énergie déployée sur les pentes et comment je récupère après l’entraînement», a-t-il déclaré.

«Je n’ai plus 18 ans et quand je chute ça fait un peu plus mal.»

Kingsbury s’est entraîné avec ardeur pendant l’entre-saison dans l’espoir de rendre son corps encore plus compact.

«Je voulais devenir un peu plus léger. Je suis déjà assez petit, mais j’ai ajouté un peu de muscle et moins de gras pour demeurer plus flexible, puissant et rapide. Au début de la saison, vous pouvez vous tirer d’affaires si vous êtes un peu plus lourd et rigide, mais lorsque vous arrivez à mi-chemin … vous ne voulez pas traîner une blessure jusqu’à la fin de la saison.»

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