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Impact: Révolution et continuité

Impact: Révolution et continuité

Ce n’est pas un secret, les succès de toute équipe professionnelle faisant partie d’une ligue de calibre international commencent par ses dirigeants.

C’est d’autant plus vrai à l’ère du «sport-business», particulièrement dans un circuit comme la MLS, où le contexte de plafond salarial et la parité qui en découle privilégient les clubs qui accordent autant d’importance à la structure administrative qu’à son pendant sportif. La vision est donc plus que jamais un enjeu central, alors que l’industrie du sport se transforme à la vitesse grand V. 

Cette vision est un des éléments qui ont le plus cruellement manqué à l’Impact depuis le grand saut de 2012. Bien que le club montréalais ait connu une progression non négligeable au cours des sept dernières années, il est clair qu’on n’a pas été en mesure d’exploiter son plein potentiel au sein d’un marché qui a pourtant tout ce qu’il faut pour vivre pleinement et passionnément the beautiful game. Une direction trop souvent sur les freins, plutôt qu’en mode conquérant, prônant une culture de la réactivité, plutôt que la proactivité de mise, et qui a toujours donné la désagréable impression de ne pas comprendre pleinement la nature même de son produit, ni son public.

L’Impact de Montréal, qui ne jouera pas au Stade olympique en début de saison, devra relever un sacré défi, alors qu’il disputera huit de ses neuf premiers matchs en MLS à l’étranger.

Il n’est donc pas étonnant que l’arrivée de Kevin Gilmore soit perçue comme le début d’une véritable révolution pour le Bleu-blanc-noir, et pas qu’aux yeux de l’opinion publique. Déjà, les bruits de coulisses qui me parviennent des bureaux du club détonnent fortement par rapport à ceux des années précédentes : la lourdeur d’une insatisfaction quasi généralisée fait désormais place à un optimisme qu’on n’avait pas senti depuis les balbutiements du club en MLS.

Ce changement de culture, dont Gilmore nous a maintes fois fait part, semble donc bel et bien enclenché. Le défi maintenant, c’est de faire durer cette lune de miel et de transformer cet engouement en actions concrètes, pour que ce produit puisse enfin s’épanouir pleinement dans un marché qui l’attend à bras ouverts.

Sur le terrain, continuité

Paradoxalement, si on vit des chamboulements importants du côté administratif, sportivement parlant, le mot d’ordre est «continuité». Le dernier grand legs de Joey Saputo, le président, aura été de doter l’Impact d’un staff technique d’un niveau supérieur, et ce pari risque de rapporter plus tôt que tard, alors que l’an 2 de l’ère Garde s’annonce fort prometteur.

S’il ne faut pas s’emballer outre mesure avec la fiche préparatoire de trois victoires, aucune défaite et deux matchs nuls – un seul but accordé! –, la tenue générale du onze montréalais démontre qu’au-delà des quelques changements apportés aux effectifs, on semble prêts à reprendre là où on avait laissé l’an dernier. Ce qui permet d’aborder le début de saison de six matchs sur la route avec un certain optimisme.

Premier arrêt à San José, samedi à 22 h (heure de l’Est), pour y affronter la pire équipe de la MLS en 2018, qui semble vouloir repartir sur de nouvelles bases avec l’entraîneur argentin Matías Almeyda. Ça reste néanmoins un beau coup à jouer pour les Montréalais, question de débuter 2019 du bon pied!

Commentaires 1

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  • Hamid Si Ahmed

    Merci pour ce bel article, un résumé de ce qu’on pourrait attendre de l’IMFC lors de la prochaine saison régulière.