Le Sportnographe

Abolir l’avantage numérique?

Abolir l’avantage numérique?

Quoi, hein, comment? Qu’est-ce qui se passe? Canadien pourrait ne pas faire les séries? On nous l’avait pourtant promis!

Tous les panélistes de l’émission l’Antichambre, sauf P.J. Stock, ont même signé une débarbouillette, témoignant de leur assurance que c’était dans la poche pour la vraie saison.

Tout n’est pas perdu. Cette débarbouillette servira peut-être à essuyer les larmes des experts sportifs qui n’auront pas de Canadien à se mettre sous la dent au mois de mai. Comme le chantait Daniel Bélanger, «Sèche tes pleurs, Gaston Therrien».

On ne peut pourtant reprocher aux experts leur optimisme. On nous disait, il n’y a pas si longtemps, que Canadien avait 92 % de chances de faire les séries. Puis, tout d’un coup, le temps de crier «Jonathan Drouin», Canadien avait 18 % de chances de faire les séries.

Parfois, les statistiques s’apparentent à l’astrologie.

Parlant de pourcentage, la cause des insuccès de l’équipe résiderait, selon plusieurs, dans l’avantage numérique, qui n’est efficace qu’à 11,9 % (avant le match d’hier). Cela placerait, selon l’une de nos sources qui n’est même pas au courant qu’elle est l’une de nos sources, Canadien au 1 047e rang sur 1 060 avantages numériques depuis que la «Ligne» nationale s’est acheté une calculatrice pour calculer l’efficacité des avantages numériques, en 1977.

Ça veut dire que seulement 13 équipes, dont probablement 10 éditions des Nordiques, ont fait pire depuis 42 ans.

Il reste moins de 10 matchs à Canadien pour trouver une solution à son problème. Une solution qui ne s’appellerait pas Jordan Weal mettons.

Il nous semble que le meilleur moyen de ne plus avoir de problèmes en avantage numérique serait de ne plus avoir d’avantage numérique.

La tâche semble ardue, mais éviter que l’autre équipe ne prenne de punition est sans doute un défi plus réaliste que celui de marquer avec l’avantage d’un joueur.

«Faut que tu battes deux des trois équipes en avant de toi. Ça devient extrêmement difficile. J’pense que les patates vont être cuites.» – Denis Gauthier, avec la citation de la semaine