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20:36 31 janvier 2013 | mise à jour le: 5 février 2015 à 14:19 temps de lecture: 2 minutes

Le début de la fin pour Canadien

Certains enthousiastes de Canadien ont prétendu au cours des derniers jours que Michel Therrien était en bonne position pour atteindre son objectif de causer la surprise cette saison.

Peut-être même que nous du Sportnographe avons adhé­ré à cette théorie. Heureusement que, dans le monde du sport, il est loisible de dire tout et son contraire sans perdre sa crédibilité. Manifestement, il est impossible de surprendre lorsque les gens savent qu’ils seront surpris, et Therrien s’en est bien rendu compte mercredi soir.

On serait bien sûr tentés de désigner des coupables et de les lyncher médiatiquement. C’est tellement tentant en fait, que nous allons le faire.

Coupables!
Premier coupable : P.K. Subban. Sa métamorphose de gars qui ne pense qu’à lui à joueur qui fait passer l’équipe avant tout, et ce, en l’espace d’une demi-journée n’a berné personne. D’ailleurs, est-ce que Subban a aidé son équipe contre le Ottawa? Pas pantoute.

Deuxième coupable : l’appendice de Max Pacioretty. Depuis qu’il s’est fait retirer cet organe, Pacioretty n’est plus le même sur la glace (surtout qu’il est dans son lit). On suggère d’ailleurs une ablation préventive des appendices de tous les joueurs pour éviter que ce genre de problème survienne de nouveau.

Troisième coupable : le duo Galchenyuk-Gallagher. On avait décidé de les surnommer «les Princes de Galles», mais ils s’avèrent être finalement plus galeux qu’autre chose. Après nous avoir montré un beau potentiel, ces deux-là nous confirment qu’ils ne sont qu’un feu de paille. Ou deux feux de paille. En tout cas.

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Imaginer le pire
Certains vous diront qu’il ne s’agit que d’un soubresaut au milieu d’une moitié de premier tiers de saison plutôt convaincante. Mais cette vision à court terme ne peut mener qu’à une suite de déceptions. Vaut mieux s’attendre au pire et se laisser surprendre par Michel Therrien. Parce que, comme l’a dit Réjean Ducharme : le bonheur, c’est le temps que dure la surprise de ne plus avoir mal. Pensez à ça et convainquez-vous que c’est le début de la fin pour Canadien.