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Deslauriers ne pouvait choisir meilleur moment

MONTRÉAL – Le receveur de passes Éric Deslauriers n’aurait pas pu choisir un meilleur moment pour connaître son meilleur match en carrière.

En l’absence de Jamel Richardson, Brandon London et du porteur de ballon Brandon Whitaker, le receveur de Gatineau a capté quatre passes pour 101 verges de gains. Il a notamment permis aux Alouettes de s’installer à la ligne de 7 des Lions grâce à un superbe attrapé pour un jeu de 57 verges alors que les dernières secondes du match s’écoulaient.

«J’ai regardé longtemps dans les airs et c’était une très belle passe de Tanner Marsh. Moi, je n’ai fait que l’attraper, je n’ai fait que mon travail», a-t-il raconté.

Mais celui qui n’avait pas souvent une deuxième chance de faire bonne impression sous Marc Trestman était soulagé d’avoir connu pareille performance.

«J’ai pas vraiment pensé à ce que ça représentait au niveau personnel, mais je sais que pour moi, c’est très gros. Ça me faisait vraiment mal au coeur de perdre match après match et une victoire comme celle-là, ça peut nous mener loin. On va prendre nos quelques journées de congé pour l’apprécier, digérer tout ça et revenir au travail prêts à conquérir le reste de la saison.»

«S’il avait joué pour une autre équipe, il aurait possiblement été plus utilisé et aurait déjà quelques saisons de plus de 1000 verges à son actif, a estimé Jim Popp. Il veut le ballon, il veut jouer et il a vraiment eu la chance de se mettre en évidence (jeudi).

«Il est capable de faire ces gros jeux, il l’a prouvé dans les rangs universitaires. Je suis vraiment heureux pour lui.»

L’athlète de 32 ans, qui en est à sa septième saison avec les Alouettes, était particulièrement heureux pour son jeune coéquipier Marsh, qui a lancé sa première passe de touché chez les professionnels et inscrit son premier touché à sa deuxième participation à un match chez les professionnels.

«Il a démontré beaucoup de résilience, a noté Deslauriers. Même quand il a connu une mauvaise série, il a continué de jouer, de lancer le ballon tout en demeurant dans la pochette protectrice et d’exécuter les jeux que l’entraîneur lui commandait. Il a très bien joué.»

Bruce ému
Avec ses 167 verges en sept passes captées, Arland Bruce III s’est hissé au 10e rang de tous les temps dans le circuit Cohon pour les gains par la voie des airs.

Bruce ignorait qu’il venait d’atteindre cet important plateau quand le représentant de La Presse Canadienne lui en a fait part et l’Américain de 35 ans a été ému de l’apprendre.

«Je suis sans mot, a-t-il dit. Je suis heureux de l’apprendre, surtout après une victoire. C’est gratifiant, car c’est un accomplissement rare. Je suis reconnaissant envers la Ligue canadienne, car elle a été très bonne pour moi.»

Ces 167 verges lui ont permis de porter son total en carrière à 11 187 et de devancer les 11 169 de Brian Kelly. Il n’a besoin que 27 verges pour rejoindre Derell Mitchell au neuvième rang. Don Narcisse est huitième, à 12 366 verges.

Carrier fait sa marque
Tyron Carrier en est un autre qui a connu un fort match. Grâce à ses 196 verges de retour sur les bottés d’envoi — dont un de 90 pour un touché — et 78 sur des retours de dégagements, Carrier est en train de lentement mais sûrement tasser Noel Devine sur la voie d’évitement.

Il s’agit aussi de sa meilleure performance chez les professionnels, mais il se souvenait d’un match de deux touchés à l’université.

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Jim Popp n’a pas eu à se questionner longtemps pour rayer quatre joueurs de sa formation en vue du match de jeudi. Tous blessés, Anthony Calvillo, Brandon Whitaker, Brandon London et Josh Bourke ont été laissés de côté.

Chez les Lions, le demi inséré Korey Williams, l’ailier défensif Julius Williams, ainsi que les receveurs Ernest Jackson et Akeem Foster n’ont pas pris part à la rencontre.

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