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Gomez a passé… un mauvais six minutes

Marc Tougas - La Presse Canadienne

BROSSARD, Qc – Malgré ses difficultés des dernières saisons, Scott Gomez a toujours veillé à jouer la carte du sens de l’humour quand il rencontrait les médias. Il s’assurait aussi de faire son mea culpa, question de mieux expier ses péchés. Mais lundi, à l’heure des bilans chez le Canadien, le vétéran attaquant avait perdu ses dons d’auto-critique et d’auto-dérision.

La plupart des joueurs du Tricolore se sont longuement attardés dans le vestiaire du Complexe sportif Bell, à Brossard, et répondu longuement aux questions d’un groupe après l’autre de journalistes. C’est ainsi que Mathieu Darche a dû passer près d’une heure à discuter avec l’un et l’autre. Gomez, lui, est parti en coup de vent après six minutes. Interrogé au sujet de ses déboires personnels, il a répondu en parlant des problèmes de l’équipe, et de sa déception de rater les séries pour la première fois de sa carrière.

Et au sujet des possibilités que sa carrière avec le Tricolore s’arrête ici même s’il reste encore deux ans à faire à son contrat — au moyen d’un rachat, d’une transaction avec un club cherchant à gonfler sa masse salariale, ou d’un renvoi dans les mineures —, Gomez a tout simplement évité la question sans chercher à expliquer pourquoi il en est rendu là.

«Ce sont les affaires. Il y a des moments où tu ne sais pas à quoi t’attendre. Personne dans cette équipe ne sait ce qui va arriver, d’ailleurs. On traversera le pont une fois qu’on y sera. Je ne préfère ne pas commenter parce que je ne sais pas ce qui va arriver. Il va y avoir des changements au sein de la direction, et ce sont là des questions auxquelles je ne peux répondre», a dit celui qui avait promis de se racheter cet hiver, mais s’est contenté de deux buts et neuf aides avec un différentiel de moins-9.

Il faut dire que Gomez n’a disputé que 38 matchs au cours d’une saison parsemée de blessures. Il s’est notamment absenté pour des séquences de neuf puis 21 matchs en première moitié de saison, puis pour une période de 11 rencontres en fin de campagne.

«C’était une blessure après l’autre, une chose après l’autre, a-t-il dit. Tu recommençais et tu venais à peine de retrouver la forme quand une autre blessure survenait. Ce sont des choses qui arrivent.»

Gomez a reconnu qu’il vient de connaître la pire saison de sa carrière, mais en spécifiant que c’est parce qu’il a raté les séries pour la première fois.

«Retourner chez soi si tôt, ça reste un choc, a-t-il affirmé. C’est gênant de ne pas être dans les séries. Je ne le réalise pas encore.»

Gomez a quand même dit, même si c’est du bout des lèvres, qu’il aimerait poursuivre sa carrière à Montréal.

«J’aime Montréal et le Centre Bell, j’adore l’atmosphère qu’il y a quand nous sommes dans les séries. Vivre les séries à Montréal, ç’a d’ailleurs été l’une des meilleures expériences de ma carrière.»

Comme l’a encore dit Josh Gorges, lundi, Gomez reste un bon mentor pour les jeunes et un bon leader parce qu’il a déjà gagné la coupe Stanley.

«C’est notre coéquipier et tant qu’il va le rester, nous serons derrière lui», a dit le vétéran défenseur.

Quand on lui a demandé s’il accepterait un poste de joueur-entraîneur, Gomez a répondu n’avoir jamais songé à ce scénario.

«C’est la première fois que quelqu’un m’en parle, alors je n’y ai jamais pensé. Nous verrons ce qui arrivera.»

Bourque s’excuse

Rene Bourque l’a fait, lui, son mea culpa. Obtenu des Flames de Calgary à la mi-janvier dans la transaction impliquant Michael Cammalleri, l’attaquant a reconnu qu’il aurait dû mieux faire. Il n’a récolté que cinq buts et trois aides en 38 matchs avec le Tricolore, tout en étant limité à un but et une aide à ses 20 derniers matchs de la campagne.

«Évidemment, c’est décevant sur le plan personnel. Ç’a été ardu à mon arrivée ici, pour différentes raisons, a-t-il convenu. La saison a été difficile, bien des choses sont arrivées.

«Je suis très content d’être ici, ce n’était pas ça le problème, s’est-il empressé de préciser. Je veux aider cette équipe à aller de l’avant, et je crois qu’il y a un bon groupe de joueurs ici et qu’il y a plusieurs raisons d’être optimiste. Mais personnellement, ç’a été ardu. Ça ne s’est pas déroulé comme je m’y attendais.

«Ce que j’ai montré, ce n’est pas le joueur que je dois être. Il reste quatre ans à faire à mon contrat et j’espère être ici pendant quatre ans encore.

«Évidemment, je suis un meilleur joueur que je ne l’ai montré. L’été va être important, afin que je recharge mes piles et revienne à l’automne en tant que joueur qui pourra contribuer. Je dois être meilleur dans tous les aspects du jeu. Il faut mieux épauler notre premier trio.»

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