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Zizanie chez l’Impact

Photo: The Canadian Press

Pour ceux qui auraient manqué ça, occupés qu’ils étaient à analyser les tenants et les aboutissants du nouveau contrat de Jared Tinordi, deux cas ont particulièrement fait les manchettes cette semaine.

Deux cas
Il y a d’abord celui de Laurent Ciman, le défenseur-vedette de l’équipe, qui s’est plaint en entrevue du fait que l’Impact n’ait pas fait tout ce qui était en son pouvoir pour qu’il puisse passer devant tout le monde dans la queue à l’hôpital avec sa fille atteinte d’autisme, tel qu’on le lui avait promis. Sa charmante épouse s’est aussi exprimée par l’entremise d’un média belge, affirmant que le Canada n’était pas un endroit de rêve. Visiblement, elle n’a pas encore visité le quartier Dix30.

De son côté, Bakary Soumaré, aussi défenseur, a demandé à être échangé parce qu’il n’obtenait pas assez de temps de glace. Il a lui aussi utilisé les médias pour rappeler que les choses sont compliquées au sein de l’empire de la mozzarella : «Vous savez, dans ce club-là, il y a plein de trucs qui ne viennent pas directement», a-t-il affirmé en visant indirectement la direction. Selon lui, il y a des joueurs de l’Impact qui «n’avaient pas envie d’être ici, mais on les a forcés à être ici». Il doit y avoir une belle atmosphère de pénitentiaire dans ce vestiaire.

Laurent Ciman s’est plaint en entrevue que l’Impact n’ait pas fait tout ce qui était en son pouvoir pour passer devant tout le monde dans la queue à l’hôpital avec sa fille atteinte d’autisme.

Et Canadien?
Ces sorties ont de quoi surprendre un expert en Canadien habitué de se faire dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. On ne verrait jamais un David Desharnais se plaindre de son temps d’utilisation au micro de RDS, ou un Tom Gilbert demander à être échangé dans un journal belge. Jamais.

La machine de propagande de l’équipe réprime la dissidence avant qu’elle franchisse la ligne bleue et arrange les entrevues d’avant-match avec le gars des vues et avec tout le doigté nécessaire pour qu’un joueur qui n’est pas allé à l’école longtemps s’en tire sans mettre l’organisation dans l’embarras.

Qu’est-ce qui fait qu’il y a autant de fuites chez l’Impact? Est-ce l’apanage de ce sport parfois théâtral ou est-ce propre à l’équipe montréalaise? Voilà des questions auxquelles il faudra répondre, et nous le ferons dès que nous aurons terminé d’analyser le contrat de Jared Tinordi. En attendant, une chose est sûre, c’est que la couverture de Canadien serait beaucoup plus amusante si l’équipe était gérée comme l’Impact l’est…

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