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15:17 11 février 2016 | mise à jour le: 26 juin 2016 à 11:16 Temps de lecture: 3 minutes

Ben «The Professor» Scrivens

Ben «The Professor» Scrivens
Photo: FlickrBen Scrivens a porté les couleurs de l'Université Cornell de 2006 à 2010.

Dans le merveilleux monde du sport, on aime bien les histoires à l’eau de rose. Ces contes de fées où un sauveur jaillit de nulle part pour porter à bout de bras son équipe jusqu’au championnat, un peu comme ce cher Emilio Estevez dans Mighty Ducks.

En 2012, les Knicks de New York, propulsés par un parfait inconnu, ont vu leur équipe remporter une série de 7 matchs. Un certain Jeremy Lin, un finissant de Harvard ignoré au repêchage par les 30 équipes de la NBA. La «Linsanity» est née.

En 2015, les Sénateurs d’Ottawa ont accédé aux séries grâce au brio d’un gardien sans histoire qui n’a perdu qu’un seul match en temps réglementaire en 24 départs. On parle bien sûr d’Andrew Hammond, ce gardien de but inexpérimenté qui présentait une fiche négative dans la Ligue américaine. Le «Hamburglar» est devenu si populaire qu’il peut maintenant manger du Mcdo gratuitement à vie.

Cette année, on ne se contera pas de menteries, le CH a sérieusement besoin de magie s’il veut espérer faire les séries.

La vedette de l’heure chez le CH : Benjamin «The Professor» Scrivens.

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Oui, «The Professor».

Le gardien natif de Spruce Grove, en Alberta, porte ce surnom depuis quelques années déjà. Ses coéquipiers ont toujours pris plaisir à le taquiner car il a tendance à utiliser des mots recherchés, mais surtout parce qu’il détient un diplôme de la prestigieuse université Cornell. À preuve, il avait fait inscrire des citations de Shakespeare sur son casque, durant la saison 2013-2014, lors de son passage avec les Kings de Los Angeles.

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Après avoir encaissé quatre défaites de suite, «The Professor» a surpris tout le monde (incluant lui-même) en collant trois victoires. Si Patrick Roy a popularisé le style papillon à une certaine époque, Ben Scrivens est définitivement en train de se faire un nom avec le style «Je me couche sur la glace et je croise les doigts». Le pire dans tout ça, c’est que ça marche. Du moins, pour l’instant. Les prouesses acrobatiques du bon Scrivens lui ont valu de réaliser 94 arrêts sur 98 tirs à ses trois derniers matchs.

Le CH tentera de remporter un 4e match de suite, demain soir, à Buffalo. Y croyez-vous? Le «Professeur» saura-t-il donner une leçon aux Sabres?

Pour citer Dubmatique, «sur cette île, rien n’est impossible».

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