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Price n'a jamais envisagé le bistouri

Carey Price,. Graham Hughes / La Presse Canadienne Photo: Graham Hughes

BROSSARD, Qc – Rarement une blessure aura suscité autant d’interrogations que celle dont a été victime Carey Price. Déjà que la nature de la blessure est protégée plus jalousement qu’un secret d’État par la direction de l’équipe, beaucoup d’observateurs se sont demandés si le gardien du Canadien n’était pas revenu trop tôt et s’il aurait dû se faire opérer. À ces deux questions, le principal intéressé répond par la négative.

Dans les jours qui ont suivi sa deuxième blessure de la saison, le 25 novembre dans un match au Madison Square Garden, Price envisageait un retour au jeu vers la mi-janvier au plus tard. La réalité l’a cependant rattrapé.

«Je me suis dit, six semaines, ce n’est pas si long! Mais au fur et à mesure que l’on avançait…», a-t-il dit, sans compléter sa phrase, laissant sous-entendre qu’il voyait bien que la guérison tardait.

Price s’est blessé une première fois lors d’un match contre les Oilers d’Edmonton, le 29 octobre. Il a effectué un retour au jeu le 20 novembre, et a eu le temps de participer à trois rencontres avant de se blesser de nouveau.

«Oui, je suis revenu rapidement, mais j’avais le sentiment d’être prêt à 100 pour cent. Je ne pense pas que la deuxième blessure est nécessairement liée à la première. Elle aurait pu survenir pendant que j’étais en parfaite santé», a affirmé Price, ajoutant que la seconde blessure est différente de la première.

Le gardien du Canadien a admis que le type de blessure dont il a été victime aurait pu nécessiter une opération. Mais dans son esprit, passer sous le bistouri n’était pas une option envisagée.

«Il s’agit d’une blessure qui est plus longue à guérir à cause de ma position de gardien de but. La seule option pour lui permettre de guérir pleinement, c’était le temps.»

Il reste que d’un échéancier de six semaines, l’absence de Price dure depuis plus de trois mois maintenant, un écart qu’il a de la difficulté à expliquer.

«On donne un échéancier au début d’une blessure, et c’est basé sur le passé. Je ne pense pas que l’organisation avait vu une telle blessure auparavant.»

Par ailleurs, Price ne remet nullement en question les étapes qu’il a franchies au fil du processus de rééducation.

«Je pense que notre personnel de soigneurs a accompli un boulot remarquable. Ils m’ont très bien appuyé et m’ont donné toutes les chances de revenir au jeu. L’organisation est restée derrière moi tout au long du processus et je dois les remercier, car on ne m’a imposé aucune pression. Ça vaut beaucoup à mes yeux.»

Une perte inestimable

L’absence de Price aura permis de démontrer que le Canadien n’est pas la même équipe sans sa présence devant les buts. À compter du début de décembre, le Tricolore a amorcé une glissade historique, et si l’équipe a mieux paru en février, elle n’est pas parvenue à améliorer ses chances de participer aux séries éliminatoires.

Price est conscient que son absence y est pour quelque chose, tout comme le fait que l’équipe ne produit pas suffisamment à l’attaque.

«De toute évidence, ce fut une période difficile, et ce n’est un secret pour personne que nous ne marquons pas de buts. C’est un élément important de nos jours. Vous regardez une équipe comme les Capitals de Washington; ils ont inscrit le plus de buts dans la ligue et ils sont en tête. C’est sans doute l’une des raisons, a-t-il d’abord observé.

«Après le début de saison que nous avons connu, les clubs rivaux tenaient absolument à nous vaincre. Et quand vos adversaires vous approchent de cette façon tous les soirs, la compétition devient élevée. C’est difficile de gagner dans cette ligue. On ne vous donne pas les victoires. Et la plupart des soirs, nous n’avons pas réussi à trouver le moyen de gagner.»

Price a admis avoir effectué quelques visites dans le vestiaire depuis qu’il est absent, même s’il ne s’agit pas d’un rôle qu’il affectionne.

«Je n’ai jamais été très porté sur les discours motivateurs. Ce n’est pas ma force. Je suis plutôt du genre à donner l’exemple. Je suis descendu dans le vestiaire en deux ou trois occasions pour dire certaines choses. Mais c’est difficile pour moi. Je pense que ma présence se fait plus sentir devant le filet que dans le vestiaire.»

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