Un combat d'arrière-garde
Quand le maire Jean Tremblay demande à ceux qui protestent au début de sa prière : «Un peu de respect s’il vous plaît», il manifeste un irrespect total de la nécessaire neutralité qui doit précéder les débats citoyens à tous les niveaux de leur expression. Que ce soit à l’Assemblée nationale, aux assemblées municipales ou partout où se vit la démocratie, un respect obligé de la laïcité et de la neutralité préalable aux débats est une exigence fondamentale et incontournable.
Son refus de se soumettre à la décision du Tribunal des droits de la personne de mettre un terme à la prière et de retirer les signes religieux accrochés aux murs doit inciter les organismes et les citoyens à poursuivre le nécessaire combat pour son éventuelle condamnation. Il serait d’ailleurs plus que temps que le crucifix soit enlevé à l’Assemblée nationale du Québec et qu’une charte de la laïcité y soit fermement promulguée pour que soit enfin clarifiée cette situation qui relève d’un temps révolu.
– Jacques Léger, Montréal