Thierry Henry est prêt pour l'Impact
Thierry Henry, le grand joueur français qui défend maintenant les couleurs des Red Bulls de New York, ne s’attend pas une partie de plaisir dans le cadre du match amical que son équipe disputera contre l’Impact de Montréal mercredi soir au Stade Saputo. «Je me souviens quand j’étais jeune et que je participais à ce genre de match amical, je voulais prouver ma valeur, a expliqué le franc-tireur français. Je ne m’attend donc pas à un match facile contre l’Impact.»
«Ce genre de rencontre se transforme souvent en quelque chose de très compétitif», a pour sa part indiqué l’entraîneur de la formation newyorkaise, Hans Backe. En effet, les joueurs de l’Impact voudront certainement démontrer qu’ils ont leur place en Major League Soccer, surtout que l’équipe montréalaise fera le saut dans la plus grande ligue nord-américaine dès l’an prochain.
Le vice-président de l’Impact, Richard Legendre, s’extasiait pour sa part de la présence de Henry et des Red Bulls à Montréal. «Nous affronteront une grande équipe et, évidemment, deux très grands joueurs – Thierry Henry et Rafa Marquez. Montréal a toujours bien réagit aux matches internationaux, et pour nous, le match contre les Red Bulls entre dans cette catégorie. Il s’agit d’un avant goût de notre passage en MLS en 2012.»
Pour ce qui est de la différence de calibre de jeu entre la MLS et les grandes ligues européennes, Henry a tenu un discours assez positif. «J’ai été surpris par le niveau de jeu en MLS, a-t-il dit. Pas seulement par les performances des joueurs européens, qui aident à augmenter le calibre, mais aussi par l’excellent jeu des joueurs américains et sud-américains.»
Selon l’ancien international français, le MLS présente un bon mélange de robustesse, typique de l’Amérique du Nord et de la Ligue anglaise, et de bonne touche de balle, apportée par les européens. La qualité du jeu est telle que les joueurs européens s’intéressent de plus en plus à cette ligue de l’autre côté de l’Atlantique. ««Je peux vous dire qu’il y a pas mal de joueurs européens qui aimeraient déjà venir ici», a affirmé Henry.
Toujours l’argent
Selon Hans Backe, l’entraîneur des Red Bulls de New York, la question des salaires est ce qui ralentit l’expansion de la MLS. «Si la MLS pouvait offrir les même salaires que la LNH, la NBA ou la NFL, elle pourrait non seulement aller chercher de bons jeunes joueurs européens, mais également intéresser les meilleurs athlètes nord-américains, qui quittent souvent le soccer pour se diriger vers des sports leur promettant des carrières plus lucratives», a-t-il expliqué.
Backe a aussi formulé quelques critiques à l’endroit du système de développement des jeunes joueurs d’ici. «La mise en place d’académie par les équipes serait un élément clé pour augmenter le calibre des joueurs locaux, a-t-il dit. Certains joueurs qu’on a sélectionnés au dernier repêchage ont déjà 22 ans. Ils ont passé quatre ans à l’université où ils ne s’entraînaient que trois mois par année. Donc, ils ont presque perdu trois ans d’entraînement. En Europe, ces athlètes de talent seraient des joueurs partants dès l’âge de 18 ou 19 ans.»
1er
- L’Impact a bien beau vouloir bien faire mercredi soir contre les Red Bulls de New York, la tâche ne sera pas facile.
- En huit matches cette saison, la formation new-yorkaise n’a perdu qu’une seule fois. Elle trône présentement au sommet du classement de l’Association Est de la MLS.
- Le onze montréalais, quant à lui, n’a remporté qu’une de ses quatre joutes depuis le début de la saison.