Desharnais, Plekanec et Markov
Voici quelques observations à la suite de la défaite du Canadien contre les Sabres mardi soir au Centre Bell.
À part Tomas Plekanec (et Andrei Markov quand il est en santé), David Desharnais est peut-être le joueur qui a la meilleure vision du jeu chez le Canadien. Seulement en première période, le petit attaquant a créé plusieurs belles chances grâce à sa créativité sur la glace. En deuxième période, Desharnais a fait une magnifique montée au filet avant de refiler le disque à la dernière minute à Benoit Pouliot. Ce dernier n’a eu qu’à glisser la rondelle dans une cage laissée béante.
L’élément le plus positif du match du Canadien : le travail en zone défensive. Très rarement, les Sabres ont été en mesure de l’installer dans le territoire des locaux. Et quand ils y arrivaient, ils étaient la plupart du temps forcés à lancer à partir d’angles restreints. Du Jacques Martin à son meilleur.
Martin a pris une sage décision mardi en envoyant Lars Eller sur la galerie de presse. Si, après avoir passé quelques matchs en dehors de l’alignement, l’ancien choix de premier tour des Blues n’est pas plus efficace sur la glace, le Canadien devrait l’envoyer à Hamilton. Eller a beaucoup de talent, mais comme Max Pacioretty au début de la saison, il a peut-être besoin d’un passage dans la Ligue américaine pour bien se préparer à la LNH.
Lindy Ruff est à la tête des Sabres de Buffalo depuis 1997. Parmi les entraineurs en poste, il est celui qui a passé le plus le temps derrière le banc de la même équipe. On ne peut que féliciter Ruff pour ses succès à Buffalo.
On peut toutefois s’interroger sur les raisons de sa longévité. Bien sûr, il a mené les Sabres à une participation à la finale de la Coupe Stanley dès la saison 1997-98, et à plusieurs participations aux séries. Par contre, les Sabres n’ont pas fait les séries au cours des saisons 2007-08 et 2008-09. Disons que rares sont les entraineurs qui conserveraient leur emploi dans la LNH après avoir raté les séries deux ans de suite.
En fait, ce que je veux dire, c’est que les Sabres sont un exemple de patience, une vertu que beaucoup des états-majors dans la LNH ne possèdent pas. La formation de l’État de New York est parfaitement consciente d’avoir un excellent entraîneur dans ses rangs et n’est pas prête à céder à la panique.
Au début de la présente campagne, l’équipe aurait pu procéder à un changement de garde après un faux départ (seulement 4 victoires à ses 15 premiers matchs), mais s’est abstenue. La décision s’est avérée payante, les Sabres ont une fiche de 13-4-2 à leurs 19 dernières parties et sont de retour dans la course aux séries.
Érik Guay, sacré champion de la descente ce week-end aux Championnats du monde de ski alpin, était présent au match mardi. La foule lui a réservé une belle ovation debout.