Tu dois être difficile, toi!

Je m’appelle Juliette, 28 ans, célibataire. Chaque mercredi de l’été, je partagerai avec vous mes pensées et mes histoires cocasses sur le célibat. Parce qu’après six ans sans relation sérieuse, j’en ai vu des vertes et des pas mûres!

Je suis ce qu’on appelle une vieille fille, une catherinette, une célibataire. Première question qu’on me pose tout le temps quand j’évoque mon état civil : «Comment ça, t’as pas de chum? Une belle fille de même!»

La réponse préfabriquée que je sers au moins une fois par semaine : «Je ne sais pas trop. Je n’ai pas encore trouvé le bon, je dois être difficile.

– Ouin, c’est ça, tu dois être difficile!»

La plupart du temps, je ne réponds rien à cette réplique un peu niaise, mais souvent j’ai le goût de crier : «Je ne suis pas si difficile que ça, j’essaie juste de trouver un gars un peu cute – il faut quand même qu’il m’attire un tant soit peu -, avec qui ça va cliquer!»

Ce n’est pas sorcier sur papier, mais ça semble beaucoup plus difficile que ça en a l’air en réalité. Car même si j’ai l’impression que tout le monde autour de moi est en couple, il y a quand même presque la moitié des Québécois qui sont dans la même galère que moi!

Mes amies ne s’expliquent pas que je n’aie pas encore trouvé l’âme sour. «Le gars qui va tomber sur toi va être tellement chanceux!» me répètent-elles sans cesse. Même leurs chums sont de leur avis, tellement que des fois c’est quasiment trop (je reviendrai dans une prochaine chronique sur l’effet que les célibataires ont sur les chums de leurs amies).

Dans le fond, mon célibat est un mystère. Un mystère que j’essaie d’élucider depuis six ans. La première année, il n’y avait pas à s’inquiéter, je n’étais pas encore prête, tout n’était pas fini avec mon ex. La deuxième année, j’étais enfin libérée de son emprise, je commençais à regarder les autres gars. La troisième année, je savourais pleinement ma liberté. La quatrième année, je me trouvais un peu pathétique de me réveiller avec un quasi-inconnu avec qui je ne voulais même pas déjeuner. La cinquième année, j’ai fait beaucoup d’efforts, comme aller prendre des verres dans des dates organisées par des amies. Je me forçais même à accepter une deuxième et une troisième rencontre avant de me rendre à l’évidence que ça ne pouvait pas aller plus loin.

Me voilà maintenant à 28 ans, en pleine sixième année de célibat, un peu découragée, ne sachant plus trop où chercher, regardant les bébés de mes amies et me disant que ce n’est pas demain la veille du jour où je pourrai dire que j’ai rencontré le père de mes enfants!

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