De Kandahar à Mercier
À Kandahar, M. Landry a fait partie de la délégation canadienne chargée d’accompagner les policiers afghans sur le terrain et dans l’implantation de leur service d’ordre.
Il a agi à titre de mentor auprès de ses collègues afghans en plus de leur prodiguer de la formation. Durant près d’un an, il a côtoyé la mort au quotidien. Cette expérience l’a marqué.
« Sur les plans personnel et professionnel, la mission a été un beau défi. Les Afghans font preuve d’un grand courage au péril de leur vie. De les avoir accompagnés dans tout ce processus m’a fait voir les choses différemment, se remémore-t-il. C’est une expérience humaine très enrichissante qui m’a permis de constater qu’à Montréal nous avons un bon service de police. »
À son retour au pays, il a joint l’équipe du centre opérationnel Est. Dans ses fonctions, il a été au cœur du conflit étudiant.
À la fin de cette période de perturbation sociale, il a décidé de retourner sur le terrain. Il souhaitait revenir à la base, être en première ligne.
Lorsque l’offre de prendre les rênes du PDQ 48 s’est présentée, il n’a pas hésité à se lancer dans l’aventure. Une aventure qu’il connaissait bien.
En poste depuis la mi-septembre, le commandant est encore en période d’adaptation, mais il apprécie son nouvel environnement de travail.
« J’ai une belle équipe de 98 policiers. Plusieurs habitent le secteur ou sont ici depuis des années. Mes policiers ont à cœur la sécurité des gens. Chaque jour, ils en font une priorité. Je suis fier de leur travail. »
Ce dévouement des agents n’est peut-être pas étranger au fait que les statistiques de la criminalité sont de manière générale en baisse dans le secteur.
« Mes policiers sont très présents aux abords des stations de métro, dans les parcs et le long des artères commerciales. Ils sont appuyés par des patrouilleurs à vélo, des cadets policiers et par les résidents.
« Nos citoyens sont alertes et grâce à leur vigilance, nous attrapons beaucoup de suspects en flagrant délit. Les gens sont nos yeux et nos oreilles et il s’est développé une belle collaboration au fil des ans. Je le constate chaque fois que j’assiste à des événements », indique M. Landry.
Une collaboration que souhaite poursuivre le principal intéressé avec tous les partenaires du quartier ayant à cœur la sécurité des gens.
Photo : A-commandant 48-2